Nouveau et à noter : Engagement 32
Posté le 26 juillet 2012
“Je garantirai l’existence d’un volet handicap dans chaque loi.” Engagement N°32 François Hollande, Mes 60 engagements, 2012
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Facile à lire et à comprendre : le discours de politique générale du Premier ministre
Posté le 26 juillet 2012
Le Premier ministre a été nommé par le nouveau Président de la République.
Les Députés proposent et votent les lois.
Les Députés ont été élus par les Français le dimanche 17 juin 2012.
Le mardi 3 juillet 2012, le Premier ministre a présenté les actions importantes que le Gouvernement veut faire pour la France.
Voici ce que le Premier ministre a dit aux députés.
Mesdames, Messieurs les Députés,
La France a des problèmes importants. Le Président de la République m’a demandé de trouver des solutions pour supprimer les problèmes de la France.
Notre pays a besoin d’un redressement.
Cela veut dire qu’il faut agir pour que la France n’ait plus de problèmes.
Il faut par exemple agir :
- pour améliorer les impôts
- pour que les entreprises embauchent plus de personnes
- pour que les jeunes trouvent du travail
- pour que les régions et les départements aient plus de pouvoir
- pour que l’environnement soit protégé
Il faut que tout le monde travaille ensemble pour supprimer ces problèmes.
Aujourd’hui, je vous demande de faire confiance au Gouvernement.
Rembourser la dette
La France a emprunté de l’argent pendant très longtemps. Cet argent a été emprunté pour faire fonctionner le pays.
La France dépense plus d’argent qu’elle en a.
On dit que la France a une dette. La dette de la France est très importante.
Aujourd’hui, la France doit rembourser sa dette.
Le remboursement de la dette coute très cher et empêche le pays de faire d’autres choses comme :
- construire des écoles
- construire des hôpitaux
- développer les transports
Le Gouvernement veut résoudre le problème de la dette. Il faut dépenser moins d’argent. J’ai demandé aux Ministres de faire des économies.
Une loi va être proposée pour qu’il n’y ait plus de dette en 2017.
Le Président de la République a fixé des priorités :
- la jeunesse
- la sécurité
- la justice
Les priorités seront respectées sans augmenter notre dette.
Travailler tous ensemble
Le Gouvernement demande aux Français de travailler tous ensemble pour supprimer les problèmes du pays.
Nous voulons agir pour que notre modèle social français continue d’exister.
Le modèle social français c’est par exemple :
- Avoir une retraite
- Pouvoir être soigné gratuitement
- Recevoir de l’argent lorsque nous n’avons pas de travail
Comme vous, j’aime la France.
J’aime sa langue.
J’aime ses paysages.
J’aime sa culture.
J’aime son histoire.
J’aime que la France puisse servir de modèle en Europe et dans le monde.
Aujourd’hui, nous devons agir pour que nos enfants aiment la France et puissent y vivre avec le même bonheur.
Il faut que tout le monde aime la France.
Aimer la France, cela veut dire que nous sommes fiers de notre pays et que nous voulons le défendre.
Aimer la France, quand il y a une crise économique, cela veut dire que nous faisons tout pour aider notre pays.
Par exemple, une personne qui gagne beaucoup d’argent doit en donner plus pour le pays.
Aujourd’hui, il y a des personnes qui gagnent beaucoup d’argent.
Quand les personnes gagnent beaucoup d’argent, les personnes doivent le dire aux impôts.
Les personnes qui ne le disent pas aux impôts fraudent.
Le Gouvernement va lutter contre la fraude.
Consulter tout le monde
En juillet, le Gouvernement organise une conférence de réflexion avec des personnes qui représentent les entreprises et les travailleurs.
Cela s’appelle une « conférence sociale ». La conférence permet aux personnes de donner leurs avis.
Une contribution thématique sur le Handicap va être déposée.
Posté le 17 juillet 2012
Pour le Congrès de Toulouse, des contributions élaborés par des camarades sont déposés. Une nous intéresse plus particulièrement puisqu’elle porte sur le handicap.
Il s’agit d’une contribution présentée par : Charlotte Brun, secrétaire nationale du PS, conseillère régionale – Hamou Bouakkaz, adjoint au maire de Paris – Pénélope Komites, adjointe au maire du 12e arr de Paris – Raphaël Bouton, Secrétaire national de la Section des Sourds et Malentendants Socialistes. Vous pouvez la signer la : http://contributionhandicap.wordpress.com/
Handicap : à quand l’inclusion réelle dans la vie de la cité ?
Le handicap reste l’un des plus grands impensés de notre temps. En France, alors qu’il concerne une famille sur quatre, le handicap continue, à tort, à être considéré comme une question secondaire. Si le mot « diversité » fait enfin partie intégrante de la vie publique de notre pays et si les dernières élections législatives ont permis l’élection d’une chambre davantage représentative des visages et des parcours de notre pays, la question du handicap reste un tabou. Quelle place accordent notre représentation nationale, nos responsables économiques et sociaux, nos manuels scolaires à ce fait humain de premier plan ?
Trop souvent, le handicap est abordé dans le débat public avec mille fausses précautions, étouffé par la langue de bois du politiquement correct, comme s’il s’agissait d’un défaut honteux à dissimuler. Selon nombre de préjugés, la personne en situation de handicap serait irrémédiablement vouée à compter sur la seule charité ou la compassion. Le vocabulaire courant continue à enfermer la personne dans son handicap, à la réduire à son handicap : on parle volontiers des « handicapés » comme s’ils appartenaient à un groupe normé, différent, niant par là-même leur droit à être considéré comme une personne à part entière, égale à toutes les autres, quelque soit sa situation de handicap. Le langage définit même la personne par une opération de soustraction (on est mal ou non voyant, mal entendant). Pour Nicolas Sarkozy, alors président de la République, la personne en situation de handicap n’était-elle pas ainsi « quelqu’un de normal qui n’a pas eu de chance » ? La simple idée qu’une personne handicapée puisse exercer le même métier que tout le monde ou participer à la vie politique paraît encore saugrenue ou irréaliste.
Commencée au Café Signes, dans le 14ème arrondissement de Paris, la campagne de François Hollande, alors candidat, fut fortement marquée par les engagements d’inclusion et d’accessibilité. Avec notamment la proposition d’Agenda 22, le handicap était au cœur de ses engagements. Il fut le seul candidat à avoir fait traduire son clip de campagne en langue de signes, à avoir illuminé son siège de campagne de lumière bleue pour la journée mondiale de l’autisme, le seul à avoir garanti l’accessibilité de tous ses meetings (accompagnement spécifique pour les personnes vulnérables, interprètes LSF, vélotypie, boucle magnétique). Lire le reste de cet article »

