Les masques tombent à l’UMP !

L’amendement n° 106 rectifié déposé par M.Dupont et Mme Antier relatif au dépistage précoce de la surdité, a été adopté le 27 octobre 2011 à l’Assemblée Nationale.

Cet amendement est une reprise de l’article 57 de la proposition de loi modifiant certaines dispositions de la loi N°2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients , à la santé  et aux territoires ( HPST). Ce même amendement57, a déjà été censuré par le  Conseil Constitutionnel dans sa décision N°2011-640 DC du 4 août 2011 en tant que cavalier législatif, et totalement non avenu dans ce projet de réforme hospitalière. 

L’amendement est repris dans le projet de loi relatif au financement de la sécurité sociale pour 2012.

Les auteurs soutiennent que le dépistage précoce de la surdité vise à réduire les inégalités en termes de santé publique. Ainsi, l’amendement propose, entre autres, de réduire les différences de traitement de la surdité entre les régions. Mais l’UMP semble ignorer que les Agences régionales de santé, qui sont au cœur de ce projet, ne disposent pas toutes des mêmes moyens. Et le budget prévu pour la mise en place de cette loi ne suffira pas à combler les écarts.

Rappelons que la Surdité n’est pas une maladie et ni un risque pour l’autre, et que le dépistage précoce n’est pas une solution aux problèmes rencontrés par les sourds et malentendants. Le « Plan audition », lancé par un Gouvernement, en panne, ne donne aucun moyen visant à réduire les inégalités en termes d’éducation et de citoyenneté, alors que ce sont les principaux freins à l’égalité des chances.

Par ailleurs, il est évident, à la lecture de la proposition de loi, que l’UMP feint d’ignorer les véritables revendications que portent les Sourds, malentendants et l’autre monde médical. En effet, la totalité des associations s’oppose à cet amendement. Des professionnels de santé ont, eux aussi, estimé que le dépistage précoce n’était pas approprié. Il n’est donc pas de bon ton de préciser que  »l’ensemble des autorités scientifiques et sanitaires soulignent, de façon unanime, le bénéfice qu’il y aurait à généraliser le dépistage de la surdité chez l’enfant à certaines conditions.

Ainsi, seul le lobby médical a droit au chapitre, puisque les auteurs ne prennent pas en compte l’absence d’unanimité des associations représentatives, toutes tendances confondues. L’UMP sert donc en priorité les intérêts privés de quelques-uns au détriment de l’intérêt général.

Derrière l’apparente volonté de réduire l’exclusion sociale, se cache la volonté de favoriser la pose d’implants cochléaires par chirurgie dès les premiers mois de la vie. De nombreuses associations représentatives des parents et des sourds ont dénoncé l’absence de moyens pour une information neutre et d’un accompagnement parental adéquat, notamment dans l’éducation. 

Lors de son intervention à l’Assemblée Nationale, M. J.P Dupont n’a pas caché son souhait d’oraliser les enfants sourds. Le libre choix parental est donc remis en cause par l’UMP, ce qui est contraire à la déclaration universelle des droits de l’homme (art Article 26.3).

Nous souhaitons réaffirmer que chacun a le droit de vivre pleinement dans la société en étant lui-même. Par conséquent, nous dénonçons la démarche d’exclusion discriminatoire de l’UMP.

Pour la Section des Sourds et Malentendants Socialistes, le dépistage de la surdité doit intervenir pour les enfants âgés d’au moins six mois, en présence d’un psychologue. Des moyens supplémentaires doivent être accordés aux centres de PMI pour pouvoir procéder à l’examen et garantir l’accompagnement des parents, y compris dans leur apprentissage de la langue française des signes, en lien avec les Maisons départementales des personnes handicapées.

Raphael Bouton
Secrétaire national de section

Les autres communiqués de presse sur le même sujet :

SSMS :

1 – Dépistage précoce de la surdité : Madame Antier contourne l’avis des associations avec son amendement N°96.

2 – Proposition d’amendements à la PROPOSITION DE LOI visant à généraliser le dépistage précoce des troubles de l’audition.

3 – Encore un article concernant le handicap censuré par le Conseil Constitutionnel !

PS :

1- Dépistage de la surdité à la naissance la droite va trop loin

2 – Le dépistage de la surdité à la naissance vote en douce

Edité le 1 er Nov : quelques corrections apportées


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18 commentaires sur “Les masques tombent à l’UMP !”

  1. baland dit :

    Salut toute la france sourdes et entendantes , tous ensemble disent STOP STOP STOP STOP sécurité sociale de dépenser sur la proposition de loi dépistage précoce de la surdité et mettre des implants cochléaires sur les bébés sourds !!! merci de nous écouter Laissez nos bebes sourds d’evoluer tranquillement avec leur langue des signes française…!merci avance ..
    Mes cordialement

  2. Bonjour,

    Quand vous écrivez « En effet, la totalité des associations s’oppose à cet amendement ». Ceci est faux ! pas la nôtre et plusieurs autres.

    http://www.generation-cochlee.fr/avis-ccne.html

    Vous mettez ce débat sur le terrain politique, c’est une erreur. Nous aurons à coeur de démontrer à tous les politiques toutes tendances confondues de l’intérêt du dépistage précoce grâce au témoignage de nos familles.

  3. Parents d'enfants sourds dit :

    => Témoignage de parents d’enfant sourd 1ère observation : Nous faisons partis de ces parents d’enfants sourds pour lesquels la surdité n’a été détectée que par un concours de circonstances à l’âge de onze mois.

    Du fait de l’absence de dépistage à la maternité, cette surdité n’aurait dû l’être détectée qu’à deux ans à savoir trop tard pour bénéficier de toute l’efficacité de l’implant si une tierce personne ayant des sourds dans sa famille ne nous avait pas alerté.

    Aujourd’hui, âgé de 23 mois, celui-ci maîtrise un nombre important de mots ce qui, sans nier les difficultés futures, nous a redonné de l’espoir.

    => 2ème observation : Vous précisez « totalité des associations s’oppose à cet amendement ».

    Absolument pas puisque l’association (GÉNÉRATION COCLHEE) qui regroupe 800 parents d’enfant sourd est favorable à cette disposition.

    => 3ème observation : Vous précisez « Le libre choix parental est donc remis en cause par l’UMP ».

    Une telle affirmation est là encore choquante.

    Au contraire, vous semblez avoir peur du choix des parents. Oraliser ou non est un choix qui appartient aux parents, l’enfant en bas âge ne pouvant pas choisir.

    Lutter contre le dépistage précoce, c’est retirer le choix aux parents puisque l’absence de détection annihile les chances de réussite d’un projet oraliste.

    CONCLUSION : Nous sommes effondrés de voir un parti politique dont les valeurs sont humanistes dénier aux parents le choix le plus élémentaire pour leurs enfants.

  4. juste un avis de parents dit :

    Pourquoi cette position anti-dépistage précoce et anti-implant ?

    Parents d’un enfant implanté, nous le voyons progresser dans le langage tous les jours.

    Le position exprimée ci-dessous contribue à opposer les sourds (signant) aux sourds (implantés).

    Nous n’osons imaginer que le but de cette opposition au dépistage précoce soit de retirer aux parents le droit de choisir l’implant.

    Des parents inquiets.

  5. Bonjour,

    Au vu des commentaires que vous avez postés, il est nécessaire que préciser que la section des sourds et malentendants socialistes n’est pas contre le dépistage de la surdité comme la totalité des associations représentatives. Le dépistage ultra-précoce n’est pas recommandable si ce n’est que pour se calquer aux impératifs de l’implantation. Aucune étude scientifique rigoureuse n’a prouvé que ce gain de temps apporterait une amélioration de la qualité de vie pour l’enfant.

    La section SSMS note que M. Dupont justifie le dépistage de la surdité dans le seul souci d’oraliser les enfants sourds. M. Dupont oriente donc le choix de parents plutôt que d’apporter des garanties en termes d’informations et d’accompagnement auprès des familles qui découvrent la surdité. Il n’apporte aucune garantie sur le libre choix parental. Pour la section SSMS, le dépistage est un préalable permettant d’appréhender et de prendre en compte au plus tôt la situation de handicap.

    - Proposer le dépistage et non l’imposer pour respecter le choix des parents.

    - Les agences régionales de santé, qui sont au cœur de ce projet, ne disposent pas toutes des mêmes moyens. Et le budget prévu pour la mise en place de cette loi ne suffira pas à combler les écarts, sans compter la suppressions des maternités dans les petites villes et dans les campagnes. Les 20 M€ sont uniquement pour le matériel de dépistage. Les inégalités persisteront.

    - Il faut allouer des moyens financiers suffisants pour favoriser l’embauche effective de personnel supplémentaire dans les maternités. Cela est tout aussi important pour un accompagnement parental adéquat. Pas de propositions pour désengorger les CAMPP qui sont saturés par exemple, c’est pourtant un élément clé dans la prise en charge des enfants et le conseil aux parents.

    - Une information objective et la plus large possible, complète doit être dispensée, non pas dans les Centres de Dépistage et d’Orientation de la Surdité (CDOS), mais par des personnes issus du centre national ressources de la surdité ou des MDPH, par exemple. Vous n’êtes pas sans savoir que ces centres CDOS, tous sont ceux qui posent des implants cochléaires, vers lesquels sont orientés les nourrissons dont le test auditif est suspect. On compte parmi les auteurs de la loi plusieurs spécialistes de l’implant. Dans ces conditions, une neutralité est nécessaire au regard des enjeux que pose la surdité, afin de dépassionner le débat.

    L’oralisme est une communication parmi d’autres, avec ou sans l’implant. Il ne répond pas à toutes les surdités ou n’est pas forcément adapté aux besoins de l’enfant. A ce titre, la section refuse d’être considérée comme partie prenante dans une position comme vous l’exprimez. Bien au contraire, depuis le début, la section demande un débat public avec l’ensemble des acteurs médicaux comme associatifs, car consciente de la complexité d’une réponse.

    Ce n’est pas une pseudo-concertation menée par la droite qui contribue à calmer les inquiétudes des sourds et des associations. Bien au contraire, la droite ne fait qu’exacerber des tensions vives entre les passionnés de tel ou tel choix. La droite ne cache plus les positions prosélytes au détriment de la prise en compte de la pluralité des surdités et des enjeux éducatifs et de citoyenneté, tout comme les questions d’éthique.

    D’autre part, l’enjeu des questions relatives à l’enfant sourd est quand même bien de savoir quels choix la société française entend faire pour accueillir en son sein les personnes sourdes et malentendantes. Le seul point de vue médical est une réponse erronée de la droite entends apporter. Il est pour nous nécessaire de réfléchir à des propositions afin de permettre pour chaque famille et pour chaque enfant sourd d’un parcours cohérent depuis le dépistage jusqu’à l’entrée dans la vie professionnelle, quelque soit leur choix.

    Vous comprendrez à travers ces points qui nous paraissent essentiels, que cela mérite une position politique de notre part. J’espère avoir dissipé des imprécisions et répondu à vos inquiétudes.

    Bien cordialement,
    Raphaël Bouton
    Secrétaire national de section

  6. Parent d'enfant sourd profond dépisté à 2 ans dit :

    Le dépistage en maternité est généralisé dans presque tous les pays industrialisés (16 pays d’europe, usa canada australie japon et en cours de généralisation pour 10 autres pays d’europe) car très bénéfique pour les enfants sourds, qui sinon sont repérés très tard (2 ans), et ont des gros problèmes de communication. Les associations anti-dépistage représentent une minorité de sourds et très peu de parents d’enfants sourds. Maintenant il faut que le France se mette à niveau pour le bénéfice des enfants sourds. Une grande majorité des parents d’enfants sourds soutiennent ce dépistage en maternité.
    Cette loi a été votée le 30 novembre 2010 en 1ère lecture à l’Assemblée Nationale. Quelques députés se sont abstenus et ne devraient pas changer leur vote tant les écueils de cette loi ont été levés au cours des débats. Ceci réparera une injustice sur le territoire national car si, aujourd’hui, près de 3 bébés par jour naissent avec une déficience auditive, ce dépistage à la maternité n’est proposé à leurs parents que pour 1/4 d’entre eux. Il n’est en aucun cas obligatoire et chaque famille est libre de le refuser.
    Et pour finir, quel est le lien entre le dépistage précoce et l’implant cochléaire ? de nombreux sourds signants font un raccourci en considérant que l’implant cochléaire et la LSF sont incompatibles, ceci est faux ! La LSF est une langue que les sourds apprennent naturellement à tout âge mais dans près de 95% des cas, ce n’est pas leur langue maternelle, voire familiale. Les familles ont des choix à faire et elles le font en toute connaissance de cause, notamment grâce à Internet.

  7. Gerard dit :

    Avez-vous lu la réponse de M. Bouton ? décidément, quel dialogue de sourds !

  8. DEPERRIAUX Frédéric dit :

    Pour la réponse de n’est pas le travail des socialistes c’est la Fédération Nationale des Sourds de France qui s’occupe les dossiers, merci d’éviter de politique.

    Réponse de la SSMS : M. Deperriaux, que pensez-vous de votre propre message ? on a le sentiment que notre position politique vous gène plus qu’elle vous gène ! c’est bien vous qui intervenez en tant que politicien ? on vous invite à balayer devant votre porte ! Vous omettez volontairement les autres associations sur le sujet : Unisda, Ciane, etc… assumez donc votre position.

    Frédéric Deperriaux : Je vous prie de vouloir de retirer immédiat l’ammendement N° 106 Rect. (loi de finance de la sécurité sociale pour 2012) présenté par Mme Edwige Antier et Jean Pierre Dupont à raison n’a rien à voir avec débat entre entre dépistage précoce surdité et loi financement de la sécurité sociale 2012 !! après nombreux messages la colère des personnes sourdes ainsi que des associations bien à vous Fred conseiller municipal de Montargis (de la majorité présidentielle !). 26 octobre votre message à M. Frédéric Bouscale, Secrétaire National en charge de l’insertion des personnes en situation de Handicap d’UMP et Président de HANDI POP

  9. parents d'enfants sourds dit :

    A Raphaël Bouton :

    Certaines de vos positions me paraissent incompréhensibles :

    Je cite :

    - « Proposer le dépistage et non l’imposer pour respecter le choix des parents. »

    Vous savez pertinemment que l’acceptation de la surdité ou bien de l’éventualité de la surdité pour des parents entendants (si on leur propose un test) est particulièrement difficile. La surdité n’est pas imaginable.

    Nous-même avons nous eu du mal d’accepter le diagnostic.

    En proposant le choix, vous permettrez que les parents refusent en espérant que leur enfant ne soit pas sourd ou parce qu’ils n’imagineront pas un instant que cela soit possible.

    Se faisant, vous laisserez passer entre les mailles du filet des enfants sourds dont la surdité ne sera détectée que trop tardivement annihilant les éventuelles chances de réussite de l’implant.

    - « La section SSMS note que M. Dupont justifie le dépistage de la surdité dans le seul souci d’oraliser les enfants sourds. »

    Non cela ne ressort pas des débats parlementaires.

    Nous citons par exemple les extraits suivants :

    « Il est également précisé que la défense de la langue française des signes est confortée. La famille sera parfaitement informée. »

    « Je veux aussi rassurer tous les professionnels de la langue des signes. Ils seront intégrés dès le début et je suis persuadée que, loin de disparaître, cette langue se développera : les enfants qui n’entendent pas y seront initiés beaucoup plus tôt. Quand ils le pourront, ils deviendront bilingues ; mais tous connaîtront la langue des signes. »

    - « Vous n’êtes pas sans savoir que ces centres CDOS, tous sont ceux qui posent des implants cochléaires »

    Là encore je ne vois pas ce qui vous permet de dire une telle chose.

    Je rappelle que le comité d’éthique considérait il y a peu que pour garantir « une information pluraliste des familles » [...] favorisant notamment l’accès précoce à la Langue des Signes Française » on pouvait compter sur les CDOS (cf. N°044 Avis sur l’implant cochléaire chez l’enfant sourd pré-lingual. Rapport. [1994-12-01]).

    - « On compte parmi les auteurs de la loi plusieurs spécialistes de l’implant. »

    Cela semble évident en tant que professionnels de santé confrontés à la surdité.

    Pourquoi en faire un argument ? Ces gens là sont-ils moins dignes de confiance que d’autres ?

    Si l’on devait compter sur la fédération nationale des sourds, je me demande (c’est une interrogation) si la question du dépistage précoce serait devant les députés.

    - « Le seul point de vue médical est une réponse erronée de la droite entends apporter. »

    En réalité, j’observe que vous avez la plus grande crainte du choix des parents lorsqu’ils seront informés précocement.

    Car en vérité en tant que parents d’enfants sourds entendants l’idée que notre enfant puisse entendre est un espoir si fort que nous choisissons souvent (mais pas toujours) l’implant.

    En cela, je n’exprime que l’avis d’une multitude de parents d’enfants sourds rencontrés au sein de l’association « Génération Cochlée ».

    Conclusion : Le dépistage nous paraît nécessaire même s’il comporte des inconvénients de manière à ne plus permettre de rencontrer (comme cela est arrivé) des parents sous le poids de la culpabilité de ne pas avoir pu choisir.

    Je constate malheureusement avec un grand regret que le monde des sourds est plus divisé que jamais.

    Signé : des sympathisants socialistes, parents d’enfants sourds.

  10. Sannia dit :

    A VOIR!!!

    voici http://www.tsr.ch/emissions/signes/1038859-parents-sous-pression.html

    C’est un vrai violation droits de l’homme!!!!

    Où est le respect sur DECLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME ET CITOYEN??????!!!!!!!

  11. Sannia dit :

    A VOIR!!!!

    voici http://www.sourds.net/2010/04/23/un-enfant-sourd-se-rebelle-a-utiliser-son-implant-cochleaire/

    Forcer un enfant Sourd qui ne veut pas mettre l’implant cochléaire pour divers raisons, ça s’appelle la MALTRAITANCE!!!!

  12. damour dit :

    Bonjour
    Vous avez verrai bien trop lourde d’amender !!!!
    Essayer SSSSTTTTTTOOOOOOPPPPPP.Il faut laisser respecter des sourds heureux pas maladie comme moi je suis sourd et je suis heureux la vie je suis d’avoir mes deux soeurs sourdes sont heureux comme habitude.SVP arrête depistage de STOP.Merci de l’info
    Fais attention avertir vous amendez trop lourde…
    MON SOURD CITOYEN …..
    Jacky….

  13. sylvie dit :

    Bonjour
    j’aimerai répondre à vous, parents entendants pro-implants cochléaire…attention,le dépistage ultra-précoce n’est ni bon pour les parents ni bon pour le bébé..certains parents sont trop fragiles pour recevoir une telle nouvelle(valable pour un autre handicap aussi),comme ma petite soeur elle-même maman d’un garçon infirme moteur cérébral,elle n’aurait pas supporté apprendre peu après sa naissance que son fils est sérieusement handicapé,elle se serait suicidée avec lui!!!,heureusement qu’elle a découvert de manière naturelle et nous l’avons soutenue…pour la surdité,le savoir trop tôt n’est pas bon,il y a trop de faux positifs et rendent les parents bizarres,car sous le choc émotionnel,ils veulent réparer à tout prix le défaut physique de l’enfant sans voir l’enfant dans l’ensemble.Ma petite soeur m’a bien expliqué,les médecins oublient trop le travail du deuil(il n’y a pas que les morts!,ça concerne aussi les vivants)qui est très très important pour digérer et accepter l’enfant comme il est,elle-même a mis 4 ans,ça prend du temps!!!(d’où l’importance de l’accompagnement psychologique qui n’est hélàs pas préconisé dans la loi Antier!)…voilà pourquoi je suis opposée au dépistage ultra-précoce de l’enfant et je ne suis pas contre le dépistage au cas où il y a un doute à partir de 6 mois mais attention,là aussi,il peut y avoir des résultats faux,mes propres parents ont mis 4 ans pour avoir un bon diagnostic de ma surdité pourtant douté à mes 6 mois!…c’est pourquoi je pense que la loi Antier qui est votée n’est pas la bonne!…Il faut une autre loi,plus humaine!.Que ce soit l’époque,que ce soit la génération,le problème de la surdité reste le même,ça ne change pas…l’implant ne fait pas forcément une personne parlante,j’ai rencontré quelques adultes implantés enfant dont une jeune femme très gentille qui a été implantée à 18 mois(premier bébé implanté de France),elle ne parle quasiment pas,signe peu(car tardif) et les personnes sans appareil,au naturel peuvent très bien oraliser comme moi..entendre est une chose et communiquer est autre chose,ne mélangez pas les pinceaux!.Il me semble plus urgent d’instaurer un accompagnement de qualité pour les enfants sourds implantés ou non,dans des écoles,de favoriser l’intégration regroupée et le bilinguisme scolaire.Une maman d’enfant bi-implanté elle-même présidente de l’association où je travaille déplore justement la mauvaise qualité qu’a son fils et sa scolarité en intégration pure est catastrophique!,il n’est pas normal dans notre pays qu’on focalise sur l’audition médicale au détriment de la scolarité,l’éducation qui est la base importante de leur avenir!.La question du PS EST JUSTEMENT L’OUBLI DE LA RÉALITÉ DES VOTANTS DE CETTE LOI,LE BUDGET,LES FERMETURES À TOUT VA DES PETITES MATERNITÉS,L’ABSENCE D’ACCOMPAGNEMENT FAMILIAL et LA QUALITÉ ÉDUCATIVE SCOLAIRE(PIRE QU’IL Y A 20 ANS,J’AI DES AMIS QUI ONT DES ENFANTS SOURDS!)…la surmédicalisation de la surdité est un vrai problème!,la déshumanisation du traitement envers les enfants sourds est bien en route,c’est très grave.Vivement que le PS S’OCCUPE DE CETTE LOI POUR HUMANISER LE DÉPISTAGE ET L’ACCOMPAGNEMENT FAMILIAL DANS LE CADRE MÉDICAL ET HORS CADRE MÉDICAL.Vous parents dites que vous avez la liberté de choisir,d’accord mais la liberté de faire n’importe quoi,c’est non!,à un enfant sourd,vous n’êtes pas permis de faire ce que vous voulez,justement,c’est là le problème…on laisse trop les parents faire de graves bétises à son enfant sourd sans avoir conscience des conséquences futures!!!,un adulte sourd est toujours un meilleur conseiller pour les parents d’enfant sourd,toujours,ce n’est pas le médecin ni soi-disant des spécialistes de la surdité qui doivent vous conseiller pour l’épanouissement de l’enfant sourd car nous adultes sourds étions nous-même des enfants sourds!vous pigez?.LISEZ ATTENTIVEMENT LE TEXTE DE RAPHAËL BOUTON SVP!.Merci…

  14. Lucile dit :

    Bonjour,

    Je suis adhérente et administratrice à la SSMS et je souhaite m’exprimer dans le cadre de ce débat.

    Personnellement, je suis implantée. Et je n’ai pas été offensée par le contenu du communiqué.

    Il faut vraiment que les parents comprennent que nous ne condamnons pas l’implantation en elle-même. Comme pour moi, cette technique a permis à de nombreux jeunes sourds d’évoluer. Mais il faut savoir que cette technique n’est pas possible pour TOUS les enfants, et que certains se retrouvent à subir opérations sur opérations en vain. J’ai personnellement eu de la chance, d’autant plus que j’ai été l’une des premiers enfants implantés en France, à l’époque où ça tâtonnait encore.

    Ce que nous voulons signifier, c’est que l’implantation n’est pas la SEULE alternative possible. Or, c’est le plus souvent la seule solution que l’on propose à des parents désemparés. Pourtant je savais lire, parler et oraliser avant l’implantation (qui a eu lieu lorsque j’avais 5 ans), il n’y avait donc pas urgence…

    Je comprends que les parents veuille le meilleur pour leurs enfants. Ils se disent que « plus vite c’est fait, moins il s’en rappellera, et plus vite il s’y adaptera ». Mais c’est là considérer la Surdité comme une maladie à éradiquer. Or, implanté ou non, l’enfant et l’adulte sourd connaîtra les mêmes problèmes que les autres déficients auditifs (désolée Joël pour l’emploi de ces mots barbares :-) ). J’ai connu la culture sourde très tard, et ça m’a manqué. Beaucoup de sourds implantés ne se sentent pas intégrés parmi les entendants, et j’en connais qui seraient ravis s’il pouvaient débrancher l’appareil et s’exprimer par signes au milieu d’autres personnes comme eux.

    Concernant le dépistage. Encore une fois, nous ne le condamnons pas. Il est pratiqué depuis des décennies, dès que les parents s’aperçoivent que leur enfant n’entend pas.
    Aujourd’hui, la loi propose de le pratiquer dés la maternité, ce qui revient à faire les choses dans l’urgence. Mais l’information n’est pas neutre, et les discours du lobby médical sont présentés comme Paroles d’Evangile. L’implantation est vendue comme la solution miracle.
    Les nourrissons sourds ne sont pas forcément prématurés, ils n’ont pas forcément d’autres problèmes par ailleurs, alors est-il si urgent de leur imposer une batterie de tests dés les premiers jours, comme s’ils étaient malades?

    Je pense que la réponse de M. Bouton est assez claire concernant notre position. La Surdité, comme l’explique Sylvie, est « surmédicalisée et déshumanisée ». Rendons à la différence la place qui lui est due !

    Lucile

  15. sylvie dit :

    Bonjour Lucile
    Tout à fait,l’implantation ne doit pas se faire en toute urgence,la preuve,vous-même!,c’est pourquoi je considère que le fait d’implanter un bébé de 5 mois est du très grand n’importe quoi!!!,il n’y a pas urgence,à mon travail,je rencontre des parents d’enfant implanté,en moyenne l’implantation a lieu autour de 2 à 4 ans(et ça ne pose pas de problème particulier,l’enfant se développe comme n’importe quel enfant),donc âge plus raisonnable mais il est vrai qu’en milieu hospitalier,les médecins proposent trop vite les opérations (valable pour autre handicap)et font même pression,ce qui n’est pas normal et ils osent même traiter les parents qui refusent ce que propose le médecin de mauvais parents,où est ce donc le droit de dire non?,ma propre petite soeur qui a un enfant d’un autre handicap a refusé à deux reprises 2 opérations dangereuses pour son fils et refusé une prise d’un médicament à vie qui est hépatotoxique racourcissant ainsi l’espérance de vie,elle s’est fait traiter de noms d’oiseaux y compris « mauvaise mère »…ça a été très dur à vivre…pour moi,le plus grave,c’est que les parents d’enfants implantés se mettent à plusieurs à faire pression sur les parents d’enfant non implanté pour convaincre à faire opèrer l’enfant,ça compromet le consentement éclairé des parents concernés,j’en vois à mon travail…et cela à plusieurs reprises…il faut donc une loi contre le harcélement médical,c’est illégal de faire une telle pression pour opèrer quelqu’un alors que ce n’est pas une obligation.Que ce soit le handicap,la médecine va beaucoup trop loin,il y a bien et bel une violence médicale envers les familles ayant un enfant handicapé,même ma mère qui a eu moi,une sourde trouve que c’est pire qu’il y a 40 ans!!!.Ma mère a plusieurs fois accompagné ma petite soeur pour mon neveu,les chirugiens l’ont traité comme une viande,c’était horrible inhumain,ils n’ont même pas adressé ni un bonjour,ni des paroles à un enfant infirme moteur cérébral,très froid…qui a envie d’être traité ainsi?,personne pourtant c’est banal en milieu hospitalier!,ces médecins se rendent t’ils compte de ce qu’ils font?.Pour la surdité,l’important après un diagnostic est de proposer aux parents d’autres audiogrammes,de faire rencontrer ces parents les adultes sourds,un psychologue,voire une association de parents d’enfants sourds pour mieux s’informer,et dire à ces parents là que l’urgence est surtout la COMMUNICATION ,lequel est le plus important entendre ou communiquer?,pour moi,c’est la

  16. sylvie dit :

    suite >communication qui est vital,c’est par le biais de la communication qu’un bébé sourd s’épanouit…si le parent souhaite que son enfant sourd profond découvre la sonorité,il peut essayer mais attention,un implant ne remplacera jamais l’audition naturelle,c’est ce que dit le père de mon ami qui a été entendant,est un devenu sourd et implanté…il voit une sacré différence.Je suis heureuse qu’à mon travail,une maman d’une fillette de 3 ans récemment implantée se rend compte que ça ne change absolument rien la chose,sa fille reste sourde,et encourage sa propre maman à venir vers moi apprendre la LSF ET même la tante s’y met!!!

  17. Ray dit :

    La question de l’implant chez l’enfant sourd peut trouver réponse dans plusieurs chemins. Les points de vue d’une personne sourde et d’une personne entendante seront probablement différents car venant de deux cultures différentes. Je vous donne mon point de vue d’entendant, fils de parents sourds, et membre d’une grande famille sourde.
    Les sourds ne sont pas plus «enfermés dans une seule culture sourde» que les entendants dans la leur.
    Non, chez les sourds signants la surdité n’est pas perçue comme un handicap. Elle le devient seulement lorsqu’elle fait partie de notre société. Imaginez une ville, un pays, un monde peuplés uniquement de sourds. Rien ne pourrait les empêcher de vivre. Une ville pour sourds est sur le point de voir le jour aux Etats-Unis. (http://www.courrierinternational.com/article/2005/03/31/bientot-une-ville-pour-sourds)
    Les sourds savent qu’ils s’auto-suffisent à eux-mêmes mais notre société a été faite par et pour les entendants. Ils sont donc confrontés à de nombreuses difficultés et particulièrement la communication. D’accord on ne peut pas reprocher aux entendants de l’être et d’être majoritaire, cependant on ne peut pas reprocher l’inverse aux sourds non plus. Ces sourds sont tout autant citoyens que les entendants et sont théoriquement égaux en droit. Leur réel handicap est d’être citoyen français sourd. Un citoyen français entendant possède sa propre culture, différente de celle d’un citoyen français sourd. Un des piliers de cette culture est la Langue des Signes Française. Une langue à part entière au même titre que le français, l’anglais, ou l’espagnol, officiellement reconnue par l’Etat le 11/2/2005. (Certains pays plus ouverts vont plus loin en passant outre cette hypocrisie d’ intégrer des minorités comme les Etats-Unis qui dans plusieurs états reconnaissent l’American Sign Language comme langue étrangère ou encore la Nouvelle-Zélande qui déclare le 06/04/2006 la Langue des Signes de Nouvelle-Zélande troisième langue officielle du pays après l’anglais et le maori.)
    Dans l’esprit d’un sourd, la question est simple : « Pourquoi vouloir adapter l’enfant sourd au monde entendant alors qu’il a toutes les clés pour être heureux dans sa propre culture ? »
    Un enfant sourd pratiquant la LSF s’exprimera parfaitement dans sa langue alors qu’un enfant implanté ne s’exprimera jamais que presque parfaitement. Cette différence pour un enfant en pleine construction peut devenir dangereuse. Dû à un manque d’information et d’intégration, le monde sourd reste très méconnu de la scène politique et de la société en générale. En France, un sourd est un malade, le premier réflexe a été d’emmener votre enfant chez un pédiatre qui a cherché naturellement un remède à une maladie, en l’occurrence des prothèses. On essaye d’adapter l’enfant sourd à l’image de la normalité qu’on nous a massivement imposé, il n’y a plus de place pour la différence… La méconnaissance du monde sourd par les entendants et inversement est la cause de ce genre de débat sans fin. Vous dites « ça a toujours été aux minorités de s’adapter », facile à dire quand on n’en fait pas partie. L’Histoire nous apprend plutôt que souvent, les minorités sont étouffées, voire détruites, faute d’ouverture d’esprit et de compréhension, d’Humanité en somme. Concrètement les sourds ne peuvent pas s’adapter aux entendants : ils ne peuvent pas apprendre à entendre. En revanche, les entendants, eux, peuvent s’ils veulent s’adapter, apprendre la LSF.
    Une grosse responsabilité revient à l’Etat. Depuis la reconnaissance de la LSF en France, le gouvernement n’a pris aucune mesure en faveur des sourds, laissant flotter l’idée que cette reconnaissance officielle n’est qu’illusion. Les victimes en sont les jeunes sourds qui reçoivent une éducation très souvent inadaptée. Il n’est pas difficile de comprendre la colère de la communauté sourde lorsque la communication avec les dirigeants est inexistante.
    Il ne faut pas oublier de rappeler les intérêts financiers qui font nettement pencher la balance en la faveur de l’IC. Une opération pour l’IC coûte environ 22000€, combien coûte d’orienter un apprentissage naturel de la LSF ?
    Il faut rappeler aussi que M. BERNARD ACCOYER, (président de l’Assemblée nationale, et ancien ORL ayant fait sa thèse sur l’IC) nous montre l’absence de neutralité de l’Etat en co-signant la proposition de loi concernant le dépistage précoce de la surdité. (http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sante/depistage-de-la-surdite-a-qui-profite-la-loi_1025776.html)
    Oui, beaucoup de sourds voient en l’IC le destructeur numéro 1 de la culture sourde car souvent, les personnes implantées sont dans un projet oraliste. L’Etat soutient l’implantation massive à travers cette proposition de loi et ne nous leurrons pas : pourquoi l’Etat interviendrait s’il n’y avait aucun intérêt financier derrière tout ça ?…

  18. sylvie dit :

    Bonjour Ray
    Je vous précise que l’implant cochléaire ne coûte pas 22 000 euros mais 40 000 EUROS!…Je pense comme vous qu’il s’agit du lobbying de l’industrie des produits médicaux(un implant n’est pas une prothèse mais un produit médical car toute publicité est interdite y compris le mercantalisme or il y a bien et bel le contournement de cette règle,le mercantalisme de l’implant en est l’exemple!),ce qu’on voit maintenant est le phénomène lobbying entreprise médical qui fabrique les implants cochléaires>ORL spécialistes de l’implant qui sous influence pressent,insistent les parents>ces derniers,en confiance aveugle dans le « spécialiste de l’oreille »(par manque d’informations,par absence de rencontre avec les adultes sourds)se retrouvent victimes de cette pression et inconsciemment,font à leur tour pression sur d’autres parents car ils croient bien faire,croient qu’ils ont le droit de conseiller,d’encourager les parents d’enfant non implanté et ne savent pas qu’ils sont dans l’illégalité aussi(il suffit d’aller dans des forums de parents d’enfant implantés,c’est consternant!),que se passerait t’il si un jour,le parent influencé à la fois par les médecins et les parents d’enfant implanté se retrouve dans une situation qu’il n’attend pas,par ex une réaction opposée de ce qui est prévu ou des complications graves lié à l’implant(décès,infections noscomiales,méningite…)?tout ça,ça peut arriver à n’importe quel enfant…et pour finir BERNARD ACCOYER n’est autre qu’un ORL SPÉCIALISÉ DANS L’IMPLANTATION COCHLÉAIRE ,pendant des années,il a opèré des enfants sourds et c’est LUI QUI A INVENTÉ L’IMPLANT COCHLÉAIRE À BOUCLE MAGNÉTIQUE(IL A DESSINÉ DANS LES ANNÉES 70 UN IMPLANT À AIMANT),auparavant,les implants cochléaires n’avaient pas le même branchement(l’implant à boutons transcutanés qui est adapté à l’irm car pas d’effet électromagnétique)..ce n’est donc pas étonnant qu’il ait co-signé la proposition de la loi Antier!!!,sa position de président de l’assemblée nationale n’est que facilitateur pour arriver à ses fins,c’est n’est plus un médecin humaniste mais un dictateur médical,cet homme est dangereux!.Il faut donc deux lois essentiels pour les sourds,d’abord une loi contre le harcélement médical pour protèger les parents de cette violence,pour empêcher les spécialistes de se prendre pour des prophètes ou dieu…et une loi « surdité » pour réglementer la scolarité des enfants sourds,pour empêcher les parents de faire n’importe quoi à l’enfant sourd,pour un accompagnement de qualité des familles et enfant sourd y compris les adultes sourds en difficulté de communication.ces deux lois permettront d’avoir une relation moins conflictuelle entre les sourds et les entendants.merci!

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Vendredi 28 octobre 2011 • Catégorie : Communiqués de presse, Sourds Socialistes
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