Loi sur la refondation de l’école de la République : des avancées très positives pour la scolarisation des enfants sourds

Lors de la présentation du projet de loi en première lecture du projet de loi, Jérôme Guedj, Michel Pouzol et Élisabeth Pochon ont déposé sept amendements pour que la loi sur la refondation de l’école tienne mieux compte de la situation des enfants sourds. Raphaël Bouton, le suppléant Élisabeth Pochon, lui-même sourd, a largement contribué à la rédaction de ces amendements.

Ces amendements n’avaient pas été adoptés car les députés les ont retirés devant l’engagement pris par le gouvernement de les reprendre lors de la discussion parlementaire. Et bien, c’est chose faite !

Le rapport annexé à l’article 1 que nous l’assemblée a voté hier soir a repris le fond de  nos propositions.

Ainsi, il est affirmé dans les objectifs pédagogiques par la nation à son école  qu’ils doivent « permettre et améliorer l’accès des élèves en situation de handicap à une scolarité ordinaire » ;

Mais également, comme nous le souhaitions, que le numérique à l’école, offre également « des possibilités d’apprentissage, par exemple pour l’enseignement des langues étrangères ou pour les élèves en situation de handicap. ». « Ce service public du numérique contribue enfin à l’instruction des enfants présentant un handicap ou un trouble de la santé invalidant, ou de ceux qui ne peuvent être scolarisés en établissement. »

Mais surtout, le rapport annexé développe un paragraphe entier intitulé : « Scolariser les élèves en situation de handicap et promouvoir une école inclusive » avec un passage spécifique sur la scolarisation des enfants sourds : « Les projets linguistiques des élèves sourds et de leurs familles seront pris en compte. Les élèves sourds auront accès à un parcours scolaire en communication bilingue (enseignement en langue des signes et langue française) ou communication en langue française (enseignement en français oral avec langage parlé complété et français écrit). Pour cela, des dispositifs adaptés à cette scolarisation seront développés par le regroupement des élèves dans une même classe ou la mutualisation des moyens nécessaires dans un même établissement à l’échelle académique. »

Car si la loi de 2005 sur le handicap avait prévu que l’Education Nationale aménage des parcours bilingues, avec un enseignement de la langue des signes française (LSF) et en LSF, elle n’était pas tenue en revanche de mettre en accessibilité la langue française parlée en cours pour les élèves ayant retenu cette option ; du coup seuls 5 à 10% seulement des jeunes sourds ont accès à des classes bilingues ou signantes actuellement.


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mercredi 5 juin 2013 • Catégorie : Actualités
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