Parlement européen : cinq groupes politiques s’engagent pour les personnes handicapées

Posté le 11 juin 2013

Six engagements « pour soutenir les droits des personnes handicapées en Europe » : voilà ce qui figure sur la déclaration finale adoptée, le 5 juin, par les présidents des cinq principaux groupes politiques au Parlement européen. L’initiative en revient à la Fédération européenne des personnes handicapées (FEPH-EDF) qui, les 25 et 26 mai, avait appelé l’Union européenne à mettre en œuvre « un plan stratégique pour restaurer la croissance et l’inclusion sociale des personnes en situation de handicap afin de sortir de la crise ». 

Protéger les Européens handicapés de l’austérité

Ces présidents se sont donc engagés à faire des propositions concrètes pour protéger les personnes handicapées des conséquences économiques de la crise : « Les mesures d’austérité adoptées par l’Union européenne et ses États membres ne doivent pas conduire à dégrader les conditions de vie et les droits des personnes handicapées. » Pas sûr que cela suffise à rassurer les Espagnols, Britanniques ou Grecs qui ont manifesté ces derniers mois pour protester contre les coupes dans les politiques sociales du handicap.

Ils exhortent le Conseil de l’Europe « à abandonner son blocage de cinq années » à la directive sur l’égalité de traitement adoptée en 2008 par le Parlement ; appellent la Commission européenne à présenter une proposition législative ambitieuse pour un acte européen de l’accessibilité ; et feront tout ce qui est en leur pouvoir pour que le Parlement mette en œuvre tous les aspects de la convention de l’ONU relative aux droits des personnes handicapées.

Ils s’engagent également à rendre accessible leurs documents d’informations afin que les personnes handicapées puissent participer, dans les mêmes conditions que tous les citoyens, aux élections européennes de 2014. Enfin, ils reprennent à leur compte l’idée d’organiser une rencontre des présidents des groupes politiques au Parlement européen avec la FEPH-EDF, durant chaque législature. Parce que « rien de ce qui concerne les personnes handicapées ne doit se faire sans les personnes handicapées ».

[12/06/2013] Ce mercredi 12 juin, à 18h30 : venez chatter en direct avec Marie-Arlette Carlotti

Posté le 11 juin 2013

Pour la seconde fois, Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée en charge des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion, répondra en direct aux internautes pour ce nouveau rendez-vous de la solidarité. Comme elle s’y était engagée en mai, la ministre sera devant son clavier une fois par mois pour aborder, avec les Français, les problématiques liées au handicap ou à la lutte contre l’exclusion.

Le premier tchat s’est ouvert le lundi 13 mai 2013. Les internautes étaient au rendez-vous, et la ministre a pu répondre à leur questions en direct. Selon elle, « tout ce qui peut améliorer le fonctionnement de notre démocratie et renforcer le lien entre les citoyens et leurs représentants doit être exploré. C’est aussi de cette manière que nous lutterons contre les tentations populistes et démagogiques. »

Tchater avec la ministre le mercredi 12 juin à 18h30 sur :
http://www.social-sante.gouv.fr/actualite-presse,42/breves,2325/en-direct-avec-marie-arlette,15816.html

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Lettre des députés du groupe d’études sur l’autisme

Posté le 6 juin 2013

Monsieur François Hollande

Président de la République

  Paris, le  06/06/2013

 

Monsieur le Président de la République,

   

Le 3è Plan Autisme annoncé le 2 mai dernier par Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion, est un plan ambitieux. Il marque une profonde évolution en faveur notamment du diagnostic précoce, des méthodes éducatives et comportementales et d’une politique de recherche qui favorise les neurosciences. Autrement dit, il entend fermement tourner la page de la psychanalyse appliquée à l’Autisme.

En annonçant clairement la nécessité de mettre en pratique les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) et en ne donnant les moyens d’agir qu’aux seules structures utilisant les méthodes comportementales et éducatives, le Gouvernement a permis que les personnes avec autisme, leurs familles et les associations soient enfin reconnues et puissent enfin croire en l’avenir.

Pourtant, depuis l’annonce de ce plan, « le lobby de la psychanalyse », particulièrement ancré dans notre pays, conscient du risque de pertes financières en sa faveur, est particulièrement virulent à l’encontre de Marie-Arlette Carlotti et du Gouvernement, au point de demander le retrait de ce Plan largement concerté.

Face à cette offensive inacceptable, nous tenons à réaffirmer notre soutien aux engagements du 3è Plan Autisme et nous vous demandons de veiller à la bonne application de ce Plan en ne finançant que les structures basées sur une prise en charge adaptée.

             Comptant sur votre soutien, nous vous prions de bien vouloir agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.          

 

                                                                                  Groupe d’études sur l’Autisme

La loi de la refondation de l’école de la République affirme l’inclusivité scolaire des élèves en situation de handicap

Posté le 5 juin 2013

Article 3 :

« Il reconnaît que tous les enfants par­tagent la capacité d’apprendre et de pro­gresser. Il veille à l’inclusion sco­laire de tous les enfants, sans dis­tinction d’origine, de milieu social et de condition de santé. Il veille également à la mixité sociale des publics sco­la­risés au sein des établis­se­ments d’enseignement. Pour garantir la réussite de tous, l’école se construit avec la par­ti­ci­pation des parents, quelle que soit leur origine sociale. Elle s’enrichit et se conforte par le dia­logue et la coopé­ration entre tous les acteurs de la com­mu­nauté éducative. »

le renforcement des mesures en faveur des enfants handicapés a été pris lors de la première lecture au Sénat et confirmé en deuxième lecture à l’Assemblée Nationale.

Loi sur la refondation de l’école de la République : des avancées très positives pour la scolarisation des enfants sourds

Posté le 5 juin 2013

Lors de la présentation du projet de loi en première lecture du projet de loi, Jérôme Guedj, Michel Pouzol et Élisabeth Pochon ont déposé sept amendements pour que la loi sur la refondation de l’école tienne mieux compte de la situation des enfants sourds. Raphaël Bouton, le suppléant Élisabeth Pochon, lui-même sourd, a largement contribué à la rédaction de ces amendements.

Ces amendements n’avaient pas été adoptés car les députés les ont retirés devant l’engagement pris par le gouvernement de les reprendre lors de la discussion parlementaire. Et bien, c’est chose faite !

Le rapport annexé à l’article 1 que nous l’assemblée a voté hier soir a repris le fond de  nos propositions.

Ainsi, il est affirmé dans les objectifs pédagogiques par la nation à son école  qu’ils doivent « permettre et améliorer l’accès des élèves en situation de handicap à une scolarité ordinaire » ;

Mais également, comme nous le souhaitions, que le numérique à l’école, offre également « des possibilités d’apprentissage, par exemple pour l’enseignement des langues étrangères ou pour les élèves en situation de handicap. ». « Ce service public du numérique contribue enfin à l’instruction des enfants présentant un handicap ou un trouble de la santé invalidant, ou de ceux qui ne peuvent être scolarisés en établissement. »

Mais surtout, le rapport annexé développe un paragraphe entier intitulé : « Scolariser les élèves en situation de handicap et promouvoir une école inclusive » avec un passage spécifique sur la scolarisation des enfants sourds : « Les projets linguistiques des élèves sourds et de leurs familles seront pris en compte. Les élèves sourds auront accès à un parcours scolaire en communication bilingue (enseignement en langue des signes et langue française) ou communication en langue française (enseignement en français oral avec langage parlé complété et français écrit). Pour cela, des dispositifs adaptés à cette scolarisation seront développés par le regroupement des élèves dans une même classe ou la mutualisation des moyens nécessaires dans un même établissement à l’échelle académique. »

Car si la loi de 2005 sur le handicap avait prévu que l’Education Nationale aménage des parcours bilingues, avec un enseignement de la langue des signes française (LSF) et en LSF, elle n’était pas tenue en revanche de mettre en accessibilité la langue française parlée en cours pour les élèves ayant retenu cette option ; du coup seuls 5 à 10% seulement des jeunes sourds ont accès à des classes bilingues ou signantes actuellement.




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