accessibilité

Jérémie Boroy : nouveau conseiller accessibilité au ministère dédié aux personnes handicapées

Posté le 24 avril 2013

Jérémie Boroy et Martine Aubry

Un nouveau conseiller accessibilité et éducation pour MA Carlotti au ministère dédié aux personnes handicapées. C’est Jérémy Boroy qui a été choisi. Lui-même déficient auditif, il mesure pleinement l’enjeu d’une cité accessible…

Visiblement Jérémy Boroy a bien fait « campagne ». En effet, en 2012, à l’occasion de la campagne présidentielle, il avait monté une vaste opération pour réclamer des meetings politiques accessibles, proposant un panel de services et d’outils pour permettre à tous de prendre part à la « chose publique ». Son engagement semble avoir été entendu par la classe politique puisqu’il vient d’être recruté par Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée aux personnes handicapées et à la lutte contre l’exclusion. Depuis le 14 avril 2013, il occupe donc le poste de conseiller « accessibilité et éducation ».

Cet ancien élève de Sciences-Po Paris était, depuis 2011, le délégué général de l’association Aditus qui a pour objet la promotion, la conception et le développement d’outils et de modèles d’accessibilité visant à réduire ou supprimer des situations de handicap rencontrées par les publics de personnes sourdes ou malentendantes. Il était aussi, depuis 2012, le responsable « accessibilité et handicap » de Sciences-Po Paris.

Agé de 36 ans, Jérémy Boroy, lui-même déficient auditif, a présidé l’Union nationale pour l’insertion sociale des déficients auditifs (Unisda) de 2004 à 2010. Il a également assuré la vice-présidence du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH) de 2007 à 2009. Auparavant, il a officié comme assistant parlementaire à l’Assemblée nationale (1999-2007), puis comme responsable « diversité » chez SFR de 2008-2010.

Il a été membre de l’équipe de campagne de Martine Aubry, en charge du Handicap avec Jérôme Guedj.

La section des sourds et malentendants socialistes lui adresse ses plus vives félicitations.

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Renforcement des droits des personnes handicapées en Europe

Posté le 6 mars 2013

Marie-Arlette CARLOTTI, Ministre déléguée en charge des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion et Viviane REDING, Vice-présidente de la Commission européenne en charge de la justice, des droits fondamentaux et de la citoyenneté, se sont rencontrées à Bruxelles le lundi 4 mars 2013.

Elles ont souhaité échanger sur leurs politiques respectives et complémentaires.

La Commission européenne a adopté la stratégie 2010-2020 « en faveur des personnes handicapées ». Un plan d’actions 2010-2015 est en cours et un acte européen d’accessibilité est en préparation.

« Les personnes handicapées sont encore confrontées à de trop nombreux obstacles dans leur vie de tous les jours. Pour pouvoir participer pleinement à notre société et à notre économie, les personnes handicapées doivent pouvoir accéder plus facilement aux bâtiments publics, aux transports publics et aux services numériques. Les 80 millions de personnes handicapées de l’UE, ne doivent pas seulement être considérées sous l’angle de leur coût pour la société, mais en termes de développement socio-économique, » a déclaré Viviane REDING, Vice-présidente de la Commission européenne, chargée de la justice. « L’accessibilité offre de nouvelles opportunités commerciales et peut avoir un réel effet stimulant sur l’innovation et la croissance économique. C’est pourquoi elle est au cœur de la stratégie européenne en matière de handicap, et je vais travailler main dans la main avec la Ministre CARLOTTI pour réaliser cette stratégie. »

« La citoyenneté et l’autonomie des personnes handicapées reposent sur un préalable : l’accessibilité de notre société toute entière » a rappelé, quant à elle, Marie-Arlette CARLOTTI, Ministre déléguée en charge des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion. « Cela suppose une mobilisation de tous les acteurs concernés et la participation de l’Europe est essentielle. L’accessibilité universelle, en prenant en compte tous les handicaps à tous les âges de la vie, doit s’imposer dans l’ensemble de nos politiques publiques. C’est dans ce sens que le gouvernement français travaille. »

Marie-Arlette CARLOTTI, qui prépare le prochain comité interministériel au handicap avec l’ensemble du gouvernement, a rappelé à Viviane Reding l’engagement du Président de la République et du Premier Ministre français à prendre en compte le handicap et l’accessibilité dans chaque projet de loi et l’ensemble des politiques publiques.

La ministre et la vice-présidente ont examiné ensemble l’agenda français et notamment le 3ème plan autisme en préparation, la concertation en cours sur les actions à mettre en œuvre en vue de l’échéance de 2015, l’expérimentation à venir de relais téléphoniques pour les personnes sourdes ou malentendantes, ainsi que les projets relatifs à l’accès aux soins des personnes handicapées. Elles ont par ailleurs confirmé leur attachement au développement de l’accessibilité universelle, pour garantir l’accès de tous à tout.

Viviane REDING a assuré Marie-Arlette CARLOTTI du soutien de la Commission européenne à la politique engagée par le gouvernement français.

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Accessibilité : « Nous sommes bien obligés de prendre en compte le fait que tout le monde ne sera pas prêt en 2015. »

Posté le 4 mars 2013

Interview de Claire-Lise Campion, la sénatrice qui a remis, le 1er mars, son rapport sur l’accessibilité au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault.

Faire Face : En offrant un délai supplémentaire aux maîtres d’ouvrage qui n’auront pas rendu leurs établissements recevant du public (ERP) accessibles d’ici 2015, vous enterrez l’échéance fixée par la loi de 2005.

Claire-Lise Campion : Le gouvernement l’a assuré et je le dis dans mon rapport : il n’y aura pas de report de l’échéance de 2015. Certes, le bilan que je dresse est mitigé : une vraie dynamique a été lancée mais, vu le retard pris, notre pays ne sera pas prêt en 2015. Pour autant, il reste deux ans pour agir et je propose d’exploiter au mieux le temps qui reste : il ne faut surtout pas casser l’élan. Cela étant dit, il faut envisager dès maintenant l’après 2015. Nous sommes bien obligés de prendre en compte le fait que tout le monde ne sera pas prêt. Je propose donc un dispositif qui offrira aux gestionnaires et exploitants le temps qui leur manque actuellement pour atteindre les objectifs fixés par la loi. C’est la proposition-phare de mon rapport : les agendas d’accessibilité programmée.

FF : L’échéance de 2015 n’a pas été respectée. Pourquoi ces Ad’ap le seraient-ils ?

C-L.C. : Ces documents de programmation et de financement des travaux d’accessibilité à mener dans un délai de 3 ou 4 ans, pouvant être reconduits de 2 ou 3 ans, seront élaborés par les gestionnaires ou propriétaires des ERP publics ou privés. Ils seront soumis pour avis à la Commission consultative départementale de sécurité et d’accessibilité (CCDSA), dans laquelle siègent notamment des représentants d’associations de personnes handicapées. Ils feront ensuite l’objet d’une délibération [en conseil municipal, etc.] ou d’une décision officielle du maître d’ouvrage. Et ils devront être transmis au préfet avant le 31 décembre 2014. Ce formalisme offre des garanties.  

FF : Si votre proposition était acceptée par le gouvernement, ce délai du 31 décembre 2014 serait-il tenable ? Les CCDSA vont crouler sous les Ad’ap !

C-L.C. : Le délai du 31 décembre 2014 devra être tenu : il le faut. Le gouvernement donnera l’impulsion nécessaire. La volonté de Jean-Marc Ayrault et de Marie-Arlette Carlotti [la ministre déléguée aux personnes handicapées] de réussir à rendre la France accessible est forte. Le Premier ministre a demandé à tous les ministres concernés de participer activement, sur la base de ce rapport, à l’élaboration d’un plan d’actions gouvernemental. 

FF : Pourquoi n’assortissez-vous pas ces Ad’ap de sanctions financières, en cas de non respect du calendrier programmé ?

C-L.C. : Il faut procéder par étapes. Je propose des sanctions financières pour les collectivités qui n’auraient pas transmis leur Ad’ap au préfet avant le 31 décembre 2014. Pour le respect même des Ad’ap, on verra plus tard. On procédera à des évaluations et s’il le faut, les sanctions seront à l’ordre du jour. Mais pour le moment, je veux donner priorité à la concertation, à l’adhésion au principe d’accessibilité. Je veux à tout prix éviter que les positions se figent. On voit bien, en ces temps difficiles, qu’un discours fustigeant le trop plein de normes, quelles qu’elles soient, se développe. Si on se focalise sur les sanctions, on n’arrivera pas à faire avancer l’accessibilité. Propos recueillis par Franck Seuret 

Source : http://www.faire-face.fr

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Rapport de la sénatrice Claire-Lise Campion sur l’accessibilité : des propositions pour agir

Posté le 4 mars 2013

communiqué de presse

La sénatrice Claire-Lise Campion a remis hier au Premier ministre son rapport « Réussir 2015« , sur l’accessibilité des personnes en situation de handicap, aux bâtiments, logements, établissements recevant du public, à la voirie et aux transports. 

Le Parti socialiste tient tout d’abord à saluer la méthode de travail pragmatique et rigoureuse de la sénatrice. Une méthode aussi d’écoute, de concertation et de dialogue qui a permis d’auditionner tous les acteurs concernés, notamment les élus des collectivités, les autorités de transports, les professionnels du tourisme et de la restauration, et le monde associatif.

Huit ans après la loi de 2005, la dynamique est incontestablement lancée mais à quelques mois de l’échéance de 2015, notre pays ne pourra respecter les objectifs fixés. Le Parti socialiste déplore que seulement 15% de travaux en faveur de l’accessibilité aient été réalisés et regrette fortement l’absence de volonté politique sous la mandature précédente. La mise en application de la loi 2005 n’a pas été portée sur le plan politique, aucun suivi sérieux de sa mise en œuvre a été réalisé.

40 pistes de réflexion sont présentées pour mobiliser et réussir 2015. La première d’entre elles concerne la mise en place  »d’agendas d’accessibilité programmée » qui permettraient de définir un échéancier de très court terme pour les acteurs locaux. 

Parce que l’accessibilité de la cité à tous est plus que jamais indispensable, une meilleure appropriation de ce sujet par la société dans son ensemble est urgente. La proposition de faire de l’année 2014, l’année de la grande cause nationale à l’accessibilité permettrait, entre autres, de renforcer et mobiliser les acteurs. Le renforcement de l’OBIACU (observatoire interministériel de l’accessibilité et de la conception universelle) devrait permettre d’avoir un vrai réfèrent national en matière d’évaluation, de recherche, d’innovation, de centre de ressources. Le Parti socialiste tient à souligner également les propositions telles que le plan d’ensemble de formation des acteurs et la meilleure prise en compte dans la réglementation du handicap sensoriel, mental ou psychique, notamment dans les gares et dans les  établissements recevant le public.

Ce rapport, qui doit être la base de la feuille de route d’un plan d’actions gouvernemental, donne une nouvelle impulsion à la loi de 2005 et permet de faire de l’accessibilité universelle un objectif concret. 

Charlotte Brun, Secrétaire nationale à la petite enfance, à l’autonomie et au handicap

Loi du 11 février 2005 : l’accessibilité universelle, de l’objectif aux actes

Posté le 11 février 2013

Communiqué de presse

Huit ans après son adoption, la mise en œuvre de la loi du 11 janvier 2005 est loin d’être achevée. Sa mise en application a été certainement défaillante et a manqué d’une réelle portée politique. C’est d’ailleurs à cette conclusion qu’aboutit le rapport de l’IGAS qui avait été mis au placard par le gouvernement précédent afin de masquer la réalité. Malgré les échéances fixées pour 2015, seulement 15% de travaux en faveur de l’accessibilité ont été réalisés.

Devant ce constat accablant, afin de maintenir l’objectif fort de l’échéance de 2015 rappelé par Marie-Arlette Carlotti, une mission a été confiée à la sénatrice Claire-Lise Campion qui doit proposer prochainement les mesures à adopter pour concrétiser enfin l’enjeu de l’accessibilité.

En cette date anniversaire, le Parti socialiste tient à saluer la détermination et la volonté politique du gouvernement de Jean-Marc Ayrault de faire de l’accessibilité pour tous et de l’inclusion sociale des personnes en situation de handicap une réalité. En 2013, les crédits alloués aux personnes en situation de handicap ont été augmentés de 6,3 %. Conformément, à l’engagement pris par le Président de la République, un volet handicap est exigé dans chaque loi depuis le mois de septembre dernier. Tel a été le cas de la loi portant sur la création des emplois d’avenir qui stipule l’extension de la limite d’âge jusqu’à 30 ans pour les jeunes en situation de handicap. 1500 postes d’auxiliaires de vie scolaire individuels (AVSi) supplémentaires ont été créés à la rentrée 2012 pour mieux accompagner les enfants en situation de handicap. Cette augmentation se poursuivra dès la rentrée prochaine. Le Comité interministériel du Handicap doit se réunir ce semestre afin d’élaborer une politique du handicap avec une approche transversale. 

Parce que l’accessibilité pour tous concerne non seulement l’accès aux bâtiments, aux transports, à la voirie mais également l’accès aux contenus, à tous les services et à des réponses adaptées selon l’évolution du projet de vie de chacun, le Parti socialiste rappelle qu’il est favorable à la création d’une agence de l’accessibilité universelle. 

L’accessibilité, c’est aussi l’accès à l’emploi. Le taux de chômage des travailleurs handicapés est de 22%, c’est-à-dire, deux fois supérieur à la moyenne. Il est urgent d’agir pour que le seuil de 6 % de personnes en situation de handicap dans les entreprises et la fonction publique soit enfin respecté. La dérogation faite à l’Education nationale doit être levée.

L’école est un vecteur essentiel d’inclusion. La formation des enseignants et, plus largement, de l’ensemble des personnels de l’Education nationale doit être abordée afin de permettre un regard et une approche différent. Nous espérons que la création du métier de l’assistant de la vie scolaire dans la période scolaire mais aussi périscolaire sera réalisée. 

L’ensemble de la société se doit de garantir pour les personnes en situation de handicap le droit d’accéder à l’école, à l’emploi, à la citoyenneté. Chaque personne en situation de handicap a le droit d’être reconnue dans sa singularité. C’est un défi qui s’ouvre à nous celui de construire une société dans laquelle chacun puisse avoir le droit de s’épanouir et d’accepter que nous sommes tous différents.

Charlotte Brun, Secrétaire nationale à la petite enfance, à l’autonomie et au handicap