Discours

Marie-Arlette Carlotti annonce le lancement des centres relais et l’accessibilité des interventions du Président de la République

Posté le 6 octobre 2012

Marie-Arlette Carlotti, Ministre déléguée chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion, a prononcé le discours  ci-dessous lors du débat sur l’application de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées au Sénat, le 2 octobre :

L’existence, au sein de votre institution, d’une commission pour le contrôle de l’application des lois est une très bonne nouvelle pour la démocratie. Je tenais à saluer le président de cette commission, David Assouline, et, plus largement, l’ensemble de ses membres, qui contribuent, par leur vigilance, à ce que nos lois ne restent pas lettre morte. Je vous remercie d’avoir inscrit ce débat à l’ordre du jour d’une semaine sénatoriale de contrôle.

Le rapport qui nous rassemble aujourd’hui met particulièrement à l’honneur Mmes Claire-Lise Campion et Isabelle Debré, vice-présidentes de cette commission. Qu’il me soit permis de leur adresser tous mes remerciements pour le travail remarquable et sans concession qu’elles ont réalisé. Je tiens également à saluer l’engagement des sénateurs dont témoigne la qualité des interventions que j’ai pu entendre aujourd’hui ; elles me seront fort utiles dans le cadre de ma mission.

Que vaut une loi qui ne serait pas appliquée ou qui le serait mal ? Vous veillez à ce que cela n’arrive pas, et, en l’espèce, vous attirez mon attention sur une situation quelque peu préoccupante : la loi du 11 février 2005 est sans doute une grande loi de la République, mais sa mise en œuvre a été certainement défaillante.

Mesdames, messieurs les sénateurs, je veux saisir l’opportunité de la publication de ce rapport pour faire un état des lieux de la prise en charge du handicap en France et vous dire quels seront les grands axes de mon action au service des personnes handicapées.

Dans les quatre grands domaines traités par le rapport – l’accessibilité, la scolarité, l’emploi et les prestations –, qui sont ceux de la loi de 2005, j’agirai avec principes et méthode.

Mes principes sont les suivants : apporter aux personnes handicapées des réponses personnalisées, car les situations de handicap sont multiples, ainsi que les histoires de vie et les projets, et faire du handicap, autant que possible, une situation ordinaire. Par conséquent, les besoins diffèrent d’une personne à l’autre. Ce n’est pas l’architecture figée de nos dispositifs actuels qui doit justifier le parcours de prise en charge de la personne handicapée, mais bien, a contrario, les besoins de cette dernière, à titre individuel et à chaque moment de son existence. Lire le reste de cet article »

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Facile à lire et à comprendre : le discours de politique générale du Premier ministre

Posté le 26 juillet 2012

Transcription du discours de politique générale du Premier ministre tenu à l’Assemblée nationale le 3 juillet 2012, en facile à lire et à comprendre.
 
Le mardi 3 juillet 2012, le Premier ministre de la France a parlé aux Députés. Le Premier Ministre est le chef du Gouvernement de la France. Il y a plusieurs Ministres dans le Gouvernement.
Le Premier ministre a été nommé par le nouveau Président de la République.
Les Députés proposent et votent les lois.
Les Députés ont été élus par les Français le dimanche 17 juin 2012.
Le mardi 3 juillet 2012, le Premier ministre a présenté les actions importantes que le Gouvernement veut faire pour la France.
Voici ce que le Premier ministre a dit aux députés.

Mesdames, Messieurs les Députés,

La France a des problèmes importants. Le Président de la République m’a demandé de trouver des solutions pour supprimer les problèmes de la France.

Notre pays a besoin d’un redressement.

Cela veut dire qu’il faut agir pour que la France n’ait plus de problèmes.

Il faut par exemple agir :

  • pour améliorer les impôts
  • pour que les entreprises embauchent plus de personnes
  • pour que les jeunes trouvent du travail
  • pour que les régions et les départements aient plus de pouvoir
  • pour que l’environnement soit protégé

Il faut que tout le monde travaille ensemble pour supprimer ces problèmes.

Aujourd’hui, je vous demande de faire confiance au Gouvernement.

Rembourser la dette

La France a emprunté de l’argent pendant très longtemps. Cet argent a été emprunté pour faire fonctionner le pays.

La France dépense plus d’argent qu’elle en a.

On dit que la France a une dette. La dette de la France est très importante.

Aujourd’hui, la France doit rembourser sa dette.

Le remboursement de la dette coute très cher et empêche le pays de faire d’autres choses comme :

  • construire des écoles
  • construire des hôpitaux
  • développer les transports

Le Gouvernement veut résoudre le problème de la dette. Il faut dépenser moins d’argent. J’ai demandé aux Ministres de faire des économies.

Une loi va être proposée pour qu’il n’y ait plus de dette en 2017.

Le Président de la République a fixé des priorités :

  • la jeunesse
  • la sécurité
  • la justice

Les priorités seront respectées sans augmenter notre dette.

Travailler tous ensemble

Le Gouvernement demande aux Français de travailler tous ensemble pour supprimer les problèmes du pays.

Nous voulons agir pour que notre modèle social français continue d’exister.

Le modèle social français c’est par exemple :

  • Avoir une retraite
  • Pouvoir être soigné gratuitement
  • Recevoir de l’argent lorsque nous n’avons pas de travail

Comme vous, j’aime la France.

J’aime sa langue.

J’aime ses paysages.

J’aime sa culture.

J’aime son histoire.

J’aime que la France puisse servir de modèle en Europe et dans le monde.

Aujourd’hui, nous devons agir pour que nos enfants aiment la France et puissent y vivre avec le même bonheur.

Il faut que tout le monde aime la France.

Aimer la France, cela veut dire que nous sommes fiers de notre pays et que nous voulons le défendre.

Aimer la France, quand il y a une crise économique, cela veut dire que nous faisons tout pour aider notre pays.

Par exemple, une personne qui gagne beaucoup d’argent doit en donner plus pour le pays.

Aujourd’hui, il y a des personnes qui gagnent beaucoup d’argent.

Quand les personnes gagnent beaucoup d’argent, les personnes doivent le dire aux impôts.

Les personnes qui ne le disent pas aux impôts fraudent.

Le Gouvernement va lutter contre la fraude.

Consulter tout le monde

En juillet, le Gouvernement organise une conférence de réflexion avec des personnes qui représentent les entreprises et les travailleurs.

Cela s’appelle une « conférence sociale ». La conférence permet aux personnes de donner leurs avis.

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Le « deuxième » discours de F. Hollande à Bercy (vidéo sous-titrée et en LSF)

Posté le 30 avril 2012

François Hollande reprend la parole après son intervention pour exhorter les Français à voter lors du 2ème tour de la Campagne Présidentielle 2012.


Le "deuxième" discours de F. Hollande à Bercy par francoishollande

1er tour : Discours de François Hollande à Tulle – LSF et texte

Posté le 23 avril 2012

Discours du candidat du PS à l’élection présidentielle après les résultats du 1er tour à Tulle (Corrèze)

Source : leselectionspourtous.fr

Discours prononcé à Tulle, le 22 Avril

Mes chers concitoyens, les Françaises et les Français se sont massivement mobilisés dans cette élection présidentielle, avec une participation rare, 80%.

Plusieurs faits majeurs sortent de ce scrutin, et ils sont incontournables. Le premier, c’est que je suis ce soir en tête du premier tour.

Je veux remercier chaleureusement les électrices et les électeurs qui, par leurs suffrages, m’ont placé dans cette position qui m’honore et m’oblige, la plus forte pour l’emporter. C’est un acte de confiance dans le projet que j’ai présenté devant les Français pour redresser notre pays dans la justice, pour maîtriser la finance, pour retrouver la croissance et l’emploi, pour réduire la dette, pour protéger notre industrie, pour promouvoir les valeurs de la République, pour préparer l’avenir, et notamment la transition énergétique.

Voilà ce que j’ai dit aux Français pendant des mois, avec constance, avec cohérence, et ils m’ont répondu ce soir en me permettant d’être aujourd’hui le mieux placé pour devenir le prochain président de la République.

Le second fait majeur du scrutin, et il est sans appel, c’est que le premier tour représente une sanction du quinquennat qui s’achève et un désaveu du candidat sortant, dont le discours, tout au long de ces derniers mois, a fait le jeu de l’extrême droite, car c’est le dernier élément qu’il faut regarder en face ce soir, c’est que jamais le Front national n’avait atteint un tel niveau dans une élection présidentielle, même en 2002, où il avait été qualifié pour le second tour, il n’avait pas mobilisé autant de suffrages. C’est un nouveau signal qui appelle, à mes yeux un sursaut dans la République, et une compréhension, non pas des colères simplement, mais de ce qui travaille notre pays dès lors qu’il n’est pas porté avec fierté sur ce qui doit l’élever et où il est parfois abaissé, amoindri. Et c’est ce qui s’est passé depuis cinq ans.

Ce soir, je deviens, par le vote des Français, le candidat de toutes les forces qui veulent clore une page et en ouvrir une autre, où tous les atouts de la France seront mobilisés. Je pense à la jeunesse, qui attend que lui soit enfin donnée toute sa place, et je le ferai.

Au terme de ce premier tour, je suis le candidat du rassemblement pour le changement. Ce rassemblement doit être le plus large possible. Il concerne d’abord les forces de gauche et les écologistes, dont je suis aujourd’hui le représentant. Je salue les candidats du premier tour, Jean-Luc Mélenchon et Eva Joly, qui ont appelé clairement et sans négociation à me soutenir pour le second tour.

Je suis aussi le candidat de rassemblement de tous les citoyens attachés à une République enfin exemplaire, soucieux de l’impartialité de l’État, candidat de tous les Français qui veulent que l’intérêt général prenne le dessus sur les privilèges. Je mesure la responsabilité qui est la mienne. D’abord, réussir une alternance qui redonne confiance aux Français dans l’action politique et dans la morale publique. Ensuite, répondre aux inquiétudes, légitimes, aux colères nombreuses que le scrutin a révélées, le chômage, la précarité, l’amputation du pouvoir d’achat, les inégalités qui se sont creusées, les rémunérations indécentes, et l’insécurité qui frappe les catégories les plus exposées, et notamment les plus pauvres.

Enfin, ma dernière responsabilité, et je sais que je suis regardé au-delà des frontières de notre pays, c’est de réorienter l’Europe sur le chemin de la croissance et de l’emploi.

Grâce à vous, ce soir, le changement est désormais en marche, et rien, je dis bien rien ne l’arrêtera. Il dépend désormais du peuple français. Et le choix est simple : soit continuer une politique qui a échoué, avec un candidat sortant qui a divisé, soit redresser la France dans la justice avec un nouveau président de la République qui rassemblera.

Le 6 mai, je veux une victoire, une belle victoire, à la hauteur de la France, de son histoire et de son avenir, et pendant tous ces jours qui me sépareront du second tour, je continuerai à rencontrer les Français, à les mobiliser, et à leur dire la fierté qui est la mienne de conduire cette campagne et qui sera, s’ils en décident, la fierté de conduire le pays comme président de la République. Merci.