Posté le 24 avril 2013

Après l’Atelier du Changement de Grenoble, le Premier secrétaire du PS Harlem Désir poursuit ses rencontres avec les Français en se rendant en Essonne à Evry.
Partout en France, ces ateliers vont permettre à tous les citoyens qui le souhaitent de prendre la parole et d’échanger ensemble sur la situation et l’avenir de notre pays.
C’est la première fois qu’un parti au gouvernement organise un tel moment de débat.
Pour participer, c’est simple: rendez-vous le mercredi 24 avril, à 19h30 au Gymnase Jean Louis Moulin, place Bexley – 91000 ÉVRY
Posté le 7 avril 2013
Une entrée en politique (titre provisoire), un film d’Elodie Brillon
Diffusion sur France 5 le 27 mai 2013 et rediffusion le samedi 1er juin 2013 à 23h00
Avec : Laurène Loctin
Peu à peu, la langue des signes s’invite dans la vie politique française. A l’heure où un sourd Rpahaël Bouton est député suppléant, où des députés comme Jérôme Guedj et Marianne Dubois mettent en place un « Groupe d’études Langue des signes » au sein de l’Assemblée nationale, L’œil et la main enquête sur la manière dont les préoccupations de la communauté sourde entrent dans le débat parlementaire.
Posté le 14 mars 2013
Cette conférence vise à comprendre les ressorts de la désindustrialisation de la France ainsi qu’à apporter des pistes d’amélioration en s’appuyant sur la science et la technologie produites en Région. Le terme employé sans cesse pour caractériser la situation française en début de XXI° siècle, est celui de « crise », qui n’explique rien. Pour nous, il s’agit d’un appauvrissement profond dû à un processus de désindustrialisation. Cet état conduit donc au besoin d’une nouvelle industrialisation.
Mais, celle-ci sera différente de l’industrialisation du XX° siècle, qui se délite tous les jours. Il conviendra de proposer d’abord la mise en place dans chaque région d’un contexte général de nouveaux défis scientifiques et technologiques.
Il sera également présenté une méthode originale qui mêle des concepts de veille, de partenariat, d’économie sociale et solidaire, d’investissements publics dans les outils de production… C’est l’industrie collaborative qui pourrait redonner à la France des milliers d’emplois industriels.
Elle se déroulera le 28 mars à 20h30
à la Salle de conférences de la Grande Bouvêche 71, rue de Paris Orsay
Cette conférence est accessible par interprétariat en langue des signes (LSF).


Posté le 12 mars 2013
Trois députés, Jérôme Guedj, Elisabeth Pochon et Michel Pouzol, ont déposé 7 amendements pour que la loi sur la refondation de l’école que l’Assemblée Nationale va examiner à partir de ce soir tienne mieux compte de la situation des enfants sourds. Raphaël Bouton, le suppléant d’Elisabeth Pochon, lui-même sourd, a largement contribué à la rédaction de ces amendements.
En effet la loi de 2005 a reconnu le droit au choix linguistique pour toutes les personnes sourdes et le droit à l’utilisation d’un « dispositif de communication adapté », via l’emploi d’interprètes en LSF, de codeurs LPC ou de techniciens de l’écrit, mais seulement pour les adultes.
Les étudiants post bac bénéficient également de ce droit à un dispositif de communication adapté, financé soit par le ministère de l’Enseignement supérieur, soit par le ministère de l’Education nationale (classes post bac de lycée). En revanche, il ne concerne pas les élèves jusqu’à la fin des études secondaires.
Selon la loi, l’Education nationale doit aménager des parcours bilingues, avec enseignement de la LSF et en LSF. Mais elle n’est pas tenue de mettre en accessibilité la langue française parlée en cours pour les élèves ayant retenu cette option. Du coup, aujourd’hui, peu d’élèves sourds peuvent être garantis de suivre un cursus scolaire respectant totalement leur choix linguistique (bilinguisme ou langue française), l’Education nationale et le système médico-social se renvoyant chacun la responsabilité sur ce sujet. Ainsi, depuis 2005, seuls 5 à 10% seulement des jeunes sourds ont accès à des classes billingues ou signantes.
Les premiers, deuxième et troisième amendements visent donc d’abord à reconnaître la langue des signes comme une langue à part entière afin de permettre, à tout enfant sourd, de recevoir un enseignement en langue des signes française, dans toutes les matières du programme de l’éducation nationale, durant le parcours scolaire de la maternelle à l’université avec des enseignants formés grâce à une spécialité LSF pour les professeurs des écoles et selon un calendrier défini par décret en Conseil d’Etat.
Le quatrième amendement vise à renforcer les moyens d’accompagnement mis à la disposition des enfants sourds dans les classes : interprètes en langue des signes française, codeurs en langage parlé complété et des techniciens de la transcription écrite.
Le cinquième amendement a pour objet de proposer des ressources pédagogiques adaptées aux élèves en situation de handicap.
Le sixième amendement prévoit que le conseil national d’évaluation du système éducatif ajoute dans son rapport annuel un volet incluant une évaluation de la politique de l’inclusion des élèves atteints de handicap.
Enfin, le septième amendement vise à ce que tout élève en classe primaire bénéficie de sensibilisation à la langue des signes.»
Et ils les défendront avec vigueur lors des débats cette semaine ! Tout en regrettant que les prises de parole ne soient ni traduites dans l’hémicycle en langue des signes, ni même sur-titrées.