LSF

[20/11/2013] Rencontre avec l’équipe de campagne d’Anne Hidalgo sur le thème du Handicap, accessible en LSF (75)

Posté le 14 novembre 2013

Chers amis,

Chaque semaine l’équipe d’Anne Hidalgo organise une rencontre autour des grands thèmes de la campagne municipale pour 2014.

Elle se tient dans un café et s’adresse à tous ceux qui veulent participer au débat et échanger sur nos propositions.

La semaine prochaine auront lieu une rencontre sur le handicap :

mercredi 20/11 au café :

Le Viaduc Café

43 avenue Daumesnil

75012 Paris

Picto-Signes

 métro Gare de Lyon (L1 et L14) ou Ledru-Rollin (L8)

de 19h00 à 20h30

En espérant que vous viendrez échanger avec nous.

 

Aucun commentaire » | Catégorie : Agenda | |

[04/10/2013] Université de Rentrée de la 2 accessible en Langue des Signes Française (86)

Posté le 28 septembre 2013

« Le monde change. Changeons le monde ! »
en présence de Claude Bartolone, Président de l’Assemblée nationale

Le Vendredi 4 octobre à 18h30

 à Mignaloux-Beauvoir, Poitou-Charentes,

18h30 Intervention de Catherine Coutelle
19h Claude Bartolone
Echange avec les intervenants
Cocktail dînatoire

> Traduction en Langue des Signes Française

Picto-Signes

> Garderie enfants

Aucun commentaire » | Catégorie : Agenda | |

[20/09/2013] Marseille 2014 : présentation du projet de Marie-Arlette Carlotti accessible en LSF

Posté le 20 septembre 2013

Présentation du projet de Marie-Arlette Carlotti accessible aux sourds, la réunion publique sera traduite en LSF.

Vendredi 20 septembre 2013 à 18h

Rendez-vous sur le toit de la Friche Belle de mai
41 rue Jobin – 13003 Marseille

Un parcours en silence…

Posté le 7 juillet 2013

Pas facile de s’impliquer en politique quand on est sourd et que tout est pensé pour les entendants. Pourtant, Raphaël Bouton a gravi les marches du pouvoir au Parti Socialiste, jusqu’à devenir député suppléant.

Pour Raphaël Bouton, être député suppléant n’était pas joué d’avance. Outre un engagement politique tardif, Raphaël est sourd profond depuis sa naissance. Un grave handicap dans le milieu politique où, comme il le dit lui-même, « la parole est pouvoir ». Mais grâce à lui, depuis 2006, les sourds du parti socialiste ont leur propre section.

 La section des sourds et malentendants socialistes (SSMS) est née d’un constat : chaque section ne peut pas se payer un interprète en langue des signes et il est compliqué pour un sourd de suivre tout un débat entre entendants ; le taux d’illettrisme très élevé chez les sourds (80%) n’arrange rien. Mais selon Raphaël « le vrai handicap au delà de l’accessibilité c’est le regard des gens » : la demande d’accessibilité est souvent perçue comme un poids et les équipes craignent que le sourd ne soit « un boulet » dans leurs actions. La naissance de la SSMS a fait bouger les choses : aujourd’hui seize sections accueillent des sourds et malentendants – aucune par contre à Marseille.

 Pas d’entre-soi toutefois : Raphaël Bouton est totalement intégré parmi les entendants de sa section, à Rosny-sous-Bois ; il en est même le premier secrétaire. Les militants rosnéens l’ont beaucoup soutenu, ce sont eux qui l’ont encouragé à se présenter comme suppléant d’Elisabeth Pochon aux dernières législatives. Ils l’ont également aidé pendant la campagne. Raphaël le reconnaît : « le contact nécessite une proximité avec les habitants qui passe par la parole ». Son handicap ne le dispense pas du militantisme de terrain, porte à porte et autres distributions de tracts. Il se débrouille par contre pour ne jamais se retrouver seul : “quand on est sourd on s’appuie sur un réseau”.. Il arrive à discuter en lisant sur les lèvres et en oralisant, mais il peut être en difficulté si une personne parle sans le regarder, avec un fort accent étranger ou en articulant mal. Dans ces cas-là l’autre militant prend le relais et répond à sa place, le temps qu’il comprenne ce dont il est question. Il essaie aussi de favoriser les têtes à têtes aux grandes réunions et utilise beaucoup les technologies de l’information et de la communication – cette interview a d’ailleurs été réalisée par Facebook.

 La surdité de Raphaël ne lui a jamais posé de problèmes d’image auprès de l’électorat : il pense que c’est dû à son dynamisme et sa présence, qui compensent le handicap. Ses adversaires politiques redoutent à présent son activisme important dans une campagne, mais ils l’ont parfois sous-estimé au début. Il raconte que certains ont ainsi été très surpris de se voir dépassés : “ils pensaient sans doute que leur parole suffirait !”.

 Raphaël a beau dire que le principal handicap est le regard des gens, convaincre le public n’est pas tout. Il n’a jamais eu besoin jusqu’ici de remplacer sa députée titulaire à l’Assemblée, mais cela poserait quelques problèmes pratiques. l’Assemblée ne dispose pas d’interprète en langage des signes ; seule la chaîne parlementaire (LCP) propose des vidéos traduites. L’Etat verse 358€ par mois à Raphaël pour se payer un interprète, la même somme que pour tous les sourds. En comptant les tarifs de nuits (pour des réunions le soir) il ne pourrait se payer que deux heures par mois. Le reste du temps les vidéos ne sont ni traduites ni sous-titrées, il faut attendre deux jours pour avoir la transcription écrite et pour les commissions, il n’y a parfois rien du tout ; heureusement les assistants parlementaires acceptent volontiers de lui passer leurs notes, dont il a besoin pour assister Élisabeth Pochon.

 Actuellement, il la remplace parfois en commission et fait le lien entre elle et les habitants de la circonscription. Il n’exclut d’ailleurs pas de se présenter plus tard en tant que député.

 Raphaël Bouton s’est toujours investi pour l’accessibilité des sourds. Dans l’associatif, d’abord : dès ses études d’architecture des jardins – il a été refusé en école d’ingénieur à cause de son handicap – il participe activement à plusieurs associations de sourds. Son engagement politique constitue une suite logique de son histoire associative ; il a d’ailleurs participé à la commission handicap du parti socialiste, qui a élaboré le programme de François Hollande pour les élections présidentielles. Selon Raphaël, “cette campagne a été la plus accessible de l’histoire pour les sourds et les malentendants”, avec des sous-titres et des traductions en langue des signes pour les meetings. Pour les législatives, lui-même a fait des vidéos en langue des signes, des copies papier de ses discours et des réunions avec et pour les sourds. Le tableau est encore plutôt sombre, mais Raphaël a bon espoir que des militants sourds s’engagent, notamment pour les municipales : “Le contexte est porteur pour que les personnes handicapés puissent trouver leur place en politique”.

Elise Lasry  

Encadrés

Sourd, militant UMP, Frédéric Bouscarle pourrait être l’alter-ego de Raphaël Bouton dans le camp d’en face. A l’époque où ce dernier rentre au Parti Socialiste Frédéric Bouscarle crée Handipop, une association d’aide aux personnes handicapées associée à l’UMP. Le mouvement se veut « une force de réflexion et de proposition sur tous les sujets touchant à la question du handicap », comprenant donc les sourds et les aveugles mais pas uniquement. Une association unique en son genre : rien n’existe pour les aveugles au Parti Socialiste, ni rien pour les handicapés en général dans les plus petits partis.

Parmi les 2421 conseillers municipaux, adjoints ou maires des 36 plus grandes villes de France, on ne recense que 7 personnes handicapées soit seulement 0,4% en 2008. Sur 618 384 élus nous arrivons à 0,07%, alors que les personnes handicapées constituent environ 7% de la population.

Aucun commentaire » | Catégorie : Actualités | |

Loi sur la refondation de l’école de la République : des avancées très positives pour la scolarisation des enfants sourds

Posté le 5 juin 2013

Lors de la présentation du projet de loi en première lecture du projet de loi, Jérôme Guedj, Michel Pouzol et Élisabeth Pochon ont déposé sept amendements pour que la loi sur la refondation de l’école tienne mieux compte de la situation des enfants sourds. Raphaël Bouton, le suppléant Élisabeth Pochon, lui-même sourd, a largement contribué à la rédaction de ces amendements.

Ces amendements n’avaient pas été adoptés car les députés les ont retirés devant l’engagement pris par le gouvernement de les reprendre lors de la discussion parlementaire. Et bien, c’est chose faite !

Le rapport annexé à l’article 1 que nous l’assemblée a voté hier soir a repris le fond de  nos propositions.

Ainsi, il est affirmé dans les objectifs pédagogiques par la nation à son école  qu’ils doivent « permettre et améliorer l’accès des élèves en situation de handicap à une scolarité ordinaire » ;

Mais également, comme nous le souhaitions, que le numérique à l’école, offre également « des possibilités d’apprentissage, par exemple pour l’enseignement des langues étrangères ou pour les élèves en situation de handicap. ». « Ce service public du numérique contribue enfin à l’instruction des enfants présentant un handicap ou un trouble de la santé invalidant, ou de ceux qui ne peuvent être scolarisés en établissement. »

Mais surtout, le rapport annexé développe un paragraphe entier intitulé : « Scolariser les élèves en situation de handicap et promouvoir une école inclusive » avec un passage spécifique sur la scolarisation des enfants sourds : « Les projets linguistiques des élèves sourds et de leurs familles seront pris en compte. Les élèves sourds auront accès à un parcours scolaire en communication bilingue (enseignement en langue des signes et langue française) ou communication en langue française (enseignement en français oral avec langage parlé complété et français écrit). Pour cela, des dispositifs adaptés à cette scolarisation seront développés par le regroupement des élèves dans une même classe ou la mutualisation des moyens nécessaires dans un même établissement à l’échelle académique. »

Car si la loi de 2005 sur le handicap avait prévu que l’Education Nationale aménage des parcours bilingues, avec un enseignement de la langue des signes française (LSF) et en LSF, elle n’était pas tenue en revanche de mettre en accessibilité la langue française parlée en cours pour les élèves ayant retenu cette option ; du coup seuls 5 à 10% seulement des jeunes sourds ont accès à des classes bilingues ou signantes actuellement.

Aucun commentaire » | Catégorie : Actualités | |