LSF

Le Sénat a adopté le 24 mai 2013 le projet de loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République, en améliorant le volet handicap.

Posté le 26 mai 2013

Parmi les amendements adoptés, le sénat a inséré un amendement visant à améliorer l’éducation des jeunes sourds.

Voici deux amendements (en gras) qui ont été adoptés au Sénat. L’un des deux fixe l’obligation au ministère de l’éducation de publier les décrets d’application pour la mise en œuvre d’un vrai parcours bilingue et la mise en œuvre une accessibilité des cours.

Le vrai changement par l’introduction de cet amendement consistera à mettre en œuvre le choix linguistiques des élèves sourds et parents. Jusqu’alors, les choix ne se faisaient que par défaut, selon les disponibilités dans les académies. L’accessibilité des cours n’était pas reconnue !

Par conséquent, cette grande avancée permettra de mener une vraie politique inclusive des jeunes sourds dans l’éducation nationale et lutter efficacement contre l’illettrisme très important chez les sourds.

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Scolariser les élèves en situation de handicap et promouvoir une école inclusive 

La loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a favorisé le développement rapide de la scolarisation en milieu ordinaire des enfants et des adolescents en situation de handicap.
Ce progrès a été facilité par l’effort fourni pour accompagner et aider ces jeunes handicapés dans leur parcours scolaire. Cet accompagnement humain répond principalement à deux besoins. Il est d’abord une réponse à la situation de jeunes handicapés qui, sans la présence continue d’un adulte, ne pourraient pas accéder à l’école : lourds handicaps moteurs et enfants très fragiles ou porteurs de maladies graves. Il consiste ensuite à apporter à l’élève une assistance plus pédagogique et lui faciliter l’accès à l’apprentissage et au savoir : explications ou reformulations de consignes, recentrage de l’élève sur sa tâche, aide ponctuelle et prise de notes ou réalisation d’un exercice sous la dictée de l’élève.
Les ressources et les innovations numériques constituent également des accélérateurs d’intégration pour les élèves en situation de handicap. 
Il convient aussi de promouvoir une école inclusive pour scolariser les enfants en situation de handicap et à besoins éducatifs particuliers en milieu ordinaire.
Le fait d’être dans la classe n’exclut pas de bénéficier d’enseignements adaptés et est, pédagogiquement, particulièrement bénéfique. Cette scolarisation au sein de l’école ou de l’établissement permet aussi aux autres élèves d’acquérir un regard positif sur la différence. Face à l’augmentation rapide et continue des demandes et des prescriptions, il convient de mettre en place une approche plus qualitative et notamment de partager des outils de gestion, de suivi et de prospective pour ajuster les réponses apportées à la situation des élèves. Il convient, en outre, d’améliorer la formation de ces personnels en lien avec les conseils généraux.
Des moyens d’accompagnement seront mobilisés en priorité au cours de la législature pour scolariser les élèves en situation de handicap. Cet accompagnement s’appuiera sur des coopérations renforcées et facilitées avec les services médico-sociaux.
Les projets linguistiques des élèves sourds et de leurs familles seront pris en compte. Les élèves sourds auront accès à un parcours scolaire en communication bilingue (enseignement en langue des signes et langue française) ou communication en langue française (enseignement en français oral avec langage parlé complété et français écrit). Pour cela, des dispositifs adaptés à cette scolarisation seront développés par le regroupement des élèves dans une même classe ou la mutualisation des moyens nécessaires dans un même établissement à l’échelle académique. 
Enfin, le ministère de l’éducation nationale financera des matériels pédagogiques adaptés répondant aux besoins particuliers et identifiés d’élèves en situation de handicap pour faciliter leur inclusion en milieu ordinaire.
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[24/04/2013] Atelier du Changement à Evry, ce soir accessible en langue des signes française (94)

Posté le 24 avril 2013

atelier du changement à Evry

Après l’Atelier du Changement de Grenoble, le Premier secrétaire du PS Harlem Désir poursuit ses rencontres avec les Français en se rendant en Essonne à Evry. 

Partout en France, ces ateliers vont permettre à tous les citoyens qui le souhaitent de prendre la parole et d’échanger ensemble sur la situation et l’avenir de notre pays.

C’est la première fois qu’un parti au gouvernement organise un tel moment de débat.

Pour participer, c’est simple: rendez-vous le mercredi 24 avril, à 19h30 au Gymnase Jean Louis Moulin, place Bexley – 91000 ÉVRY

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[27/05/2013] Un documentaire sur les députés PS et la langue des signes sur France 5

Posté le 7 avril 2013

Une entrée en politique (titre provisoire), un film d’Elodie Brillon

Diffusion sur France 5 le 27 mai 2013 et rediffusion le samedi 1er juin 2013 à 23h00

Avec : Laurène Loctin

Peu à peu, la langue des signes s’invite dans la vie politique française. A l’heure où un sourd Rpahaël Bouton est député suppléant, où des députés comme Jérôme Guedj et Marianne Dubois mettent en place un « Groupe d’études Langue des signes » au sein de l’Assemblée nationale, L’œil et la main enquête sur la manière dont les préoccupations de la communauté sourde entrent dans le débat parlementaire.

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[28/03/2013] Conférence–Débat : « Désindustrialisation – Réindustrialisation » accessible en LSF (91)

Posté le 14 mars 2013

Cette conférence vise à comprendre les ressorts de la désindustrialisation de la France ainsi qu’à apporter des pistes d’amélioration en s’appuyant sur la science et la technologie produites en Région. Le terme employé sans cesse pour caractériser la situation française en début de XXI° siècle, est celui de « crise », qui n’explique rien. Pour nous, il s’agit d’un appauvrissement profond dû à un processus de désindustrialisation. Cet état conduit donc au besoin d’une nouvelle industrialisation.

Mais, celle-ci sera différente de l’industrialisation du XX° siècle, qui se délite tous les jours. Il conviendra de proposer d’abord la mise en place dans chaque région d’un contexte général de nouveaux défis scientifiques et technologiques.

Il sera également présenté une méthode originale qui mêle des concepts de veille, de partenariat, d’économie sociale et solidaire, d’investissements publics dans les outils de production… C’est l’industrie collaborative qui pourrait redonner à la France des milliers d’emplois industriels.

Elle se déroulera le 28 mars à 20h30

à la Salle de conférences de la Grande Bouvêche 71, rue de Paris Orsay

Cette conférence est accessible par interprétariat en langue des signes (LSF).  

Picto-Signes

 

Conférence – Débat : Désindustrialisation - Réindustrialisation

 

 

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Loi sur la refondation de l’école de la République : Où en est la scolarisation des enfants sourds ?

Posté le 12 mars 2013

Trois députés, Jérôme Guedj, Elisabeth Pochon et Michel  Pouzol, ont déposé 7 amendements pour que la loi sur la refondation de l’école que l’Assemblée Nationale va examiner à partir de ce soir tienne mieux compte de la situation des enfants sourds. Raphaël Bouton, le suppléant d’Elisabeth Pochon, lui-même sourd, a largement contribué à la rédaction de ces amendements.
 
En effet la loi de 2005 a reconnu le droit au choix linguistique pour toutes les personnes sourdes et le droit à l’utilisation d’un « dispositif de communication adapté », via l’emploi d’interprètes en LSF, de codeurs LPC ou de techniciens de l’écrit, mais seulement pour les adultes.
 
Les étudiants post bac bénéficient également de ce droit à un dispositif de communication adapté, financé soit par le ministère de l’Enseignement supérieur, soit par le ministère de l’Education nationale (classes post bac de lycée). En revanche, il ne concerne pas les élèves jusqu’à la fin des études secondaires.
Selon la loi, l’Education nationale doit aménager des parcours bilingues, avec enseignement de la LSF et en LSF. Mais elle n’est pas tenue de mettre en accessibilité la langue française parlée en cours pour les élèves ayant retenu cette option. Du coup, aujourd’hui, peu d’élèves sourds peuvent être garantis de suivre un cursus scolaire respectant totalement leur choix linguistique (bilinguisme ou langue française), l’Education nationale et le système médico-social se renvoyant chacun la responsabilité sur ce sujet. Ainsi, depuis 2005, seuls 5 à 10% seulement des jeunes sourds ont accès à des classes billingues ou signantes.
 
Les premiers, deuxième et troisième amendements visent donc d’abord à reconnaître la langue des signes comme une langue à part entière afin de permettre, à tout enfant sourd, de recevoir un enseignement en langue des signes française, dans toutes les matières du programme de l’éducation nationale, durant le parcours scolaire de la maternelle à l’université avec des enseignants formés grâce à une spécialité LSF pour les professeurs des écoles  et selon un calendrier défini par décret en Conseil d’Etat.
 
Le quatrième amendement vise à  renforcer les moyens d’accompagnement mis à la disposition des enfants sourds dans les classes : interprètes en langue des signes française, codeurs en langage parlé complété et des techniciens de la transcription écrite.
 
Le cinquième amendement a pour objet de proposer des ressources pédagogiques adaptées aux élèves en situation de handicap.
 
Le sixième amendement prévoit que le conseil national d’évaluation du système éducatif ajoute dans son rapport annuel un volet incluant une évaluation de la politique de l’inclusion des élèves atteints de handicap.
 
Enfin, le septième  amendement vise à ce que tout élève en classe primaire bénéficie de sensibilisation à la langue des signes
 
Et ils les défendront avec vigueur lors des débats cette semaine ! Tout en regrettant que les prises de parole ne soient ni traduites dans l’hémicycle en langue des signes, ni même sur-titrées.
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