Raphael Bouton

Un parcours en silence…

Posté le 7 juillet 2013

Pas facile de s’impliquer en politique quand on est sourd et que tout est pensé pour les entendants. Pourtant, Raphaël Bouton a gravi les marches du pouvoir au Parti Socialiste, jusqu’à devenir député suppléant.

Pour Raphaël Bouton, être député suppléant n’était pas joué d’avance. Outre un engagement politique tardif, Raphaël est sourd profond depuis sa naissance. Un grave handicap dans le milieu politique où, comme il le dit lui-même, « la parole est pouvoir ». Mais grâce à lui, depuis 2006, les sourds du parti socialiste ont leur propre section.

 La section des sourds et malentendants socialistes (SSMS) est née d’un constat : chaque section ne peut pas se payer un interprète en langue des signes et il est compliqué pour un sourd de suivre tout un débat entre entendants ; le taux d’illettrisme très élevé chez les sourds (80%) n’arrange rien. Mais selon Raphaël « le vrai handicap au delà de l’accessibilité c’est le regard des gens » : la demande d’accessibilité est souvent perçue comme un poids et les équipes craignent que le sourd ne soit « un boulet » dans leurs actions. La naissance de la SSMS a fait bouger les choses : aujourd’hui seize sections accueillent des sourds et malentendants – aucune par contre à Marseille.

 Pas d’entre-soi toutefois : Raphaël Bouton est totalement intégré parmi les entendants de sa section, à Rosny-sous-Bois ; il en est même le premier secrétaire. Les militants rosnéens l’ont beaucoup soutenu, ce sont eux qui l’ont encouragé à se présenter comme suppléant d’Elisabeth Pochon aux dernières législatives. Ils l’ont également aidé pendant la campagne. Raphaël le reconnaît : « le contact nécessite une proximité avec les habitants qui passe par la parole ». Son handicap ne le dispense pas du militantisme de terrain, porte à porte et autres distributions de tracts. Il se débrouille par contre pour ne jamais se retrouver seul : “quand on est sourd on s’appuie sur un réseau”.. Il arrive à discuter en lisant sur les lèvres et en oralisant, mais il peut être en difficulté si une personne parle sans le regarder, avec un fort accent étranger ou en articulant mal. Dans ces cas-là l’autre militant prend le relais et répond à sa place, le temps qu’il comprenne ce dont il est question. Il essaie aussi de favoriser les têtes à têtes aux grandes réunions et utilise beaucoup les technologies de l’information et de la communication – cette interview a d’ailleurs été réalisée par Facebook.

 La surdité de Raphaël ne lui a jamais posé de problèmes d’image auprès de l’électorat : il pense que c’est dû à son dynamisme et sa présence, qui compensent le handicap. Ses adversaires politiques redoutent à présent son activisme important dans une campagne, mais ils l’ont parfois sous-estimé au début. Il raconte que certains ont ainsi été très surpris de se voir dépassés : “ils pensaient sans doute que leur parole suffirait !”.

 Raphaël a beau dire que le principal handicap est le regard des gens, convaincre le public n’est pas tout. Il n’a jamais eu besoin jusqu’ici de remplacer sa députée titulaire à l’Assemblée, mais cela poserait quelques problèmes pratiques. l’Assemblée ne dispose pas d’interprète en langage des signes ; seule la chaîne parlementaire (LCP) propose des vidéos traduites. L’Etat verse 358€ par mois à Raphaël pour se payer un interprète, la même somme que pour tous les sourds. En comptant les tarifs de nuits (pour des réunions le soir) il ne pourrait se payer que deux heures par mois. Le reste du temps les vidéos ne sont ni traduites ni sous-titrées, il faut attendre deux jours pour avoir la transcription écrite et pour les commissions, il n’y a parfois rien du tout ; heureusement les assistants parlementaires acceptent volontiers de lui passer leurs notes, dont il a besoin pour assister Élisabeth Pochon.

 Actuellement, il la remplace parfois en commission et fait le lien entre elle et les habitants de la circonscription. Il n’exclut d’ailleurs pas de se présenter plus tard en tant que député.

 Raphaël Bouton s’est toujours investi pour l’accessibilité des sourds. Dans l’associatif, d’abord : dès ses études d’architecture des jardins – il a été refusé en école d’ingénieur à cause de son handicap – il participe activement à plusieurs associations de sourds. Son engagement politique constitue une suite logique de son histoire associative ; il a d’ailleurs participé à la commission handicap du parti socialiste, qui a élaboré le programme de François Hollande pour les élections présidentielles. Selon Raphaël, “cette campagne a été la plus accessible de l’histoire pour les sourds et les malentendants”, avec des sous-titres et des traductions en langue des signes pour les meetings. Pour les législatives, lui-même a fait des vidéos en langue des signes, des copies papier de ses discours et des réunions avec et pour les sourds. Le tableau est encore plutôt sombre, mais Raphaël a bon espoir que des militants sourds s’engagent, notamment pour les municipales : “Le contexte est porteur pour que les personnes handicapés puissent trouver leur place en politique”.

Elise Lasry  

Encadrés

Sourd, militant UMP, Frédéric Bouscarle pourrait être l’alter-ego de Raphaël Bouton dans le camp d’en face. A l’époque où ce dernier rentre au Parti Socialiste Frédéric Bouscarle crée Handipop, une association d’aide aux personnes handicapées associée à l’UMP. Le mouvement se veut « une force de réflexion et de proposition sur tous les sujets touchant à la question du handicap », comprenant donc les sourds et les aveugles mais pas uniquement. Une association unique en son genre : rien n’existe pour les aveugles au Parti Socialiste, ni rien pour les handicapés en général dans les plus petits partis.

Parmi les 2421 conseillers municipaux, adjoints ou maires des 36 plus grandes villes de France, on ne recense que 7 personnes handicapées soit seulement 0,4% en 2008. Sur 618 384 élus nous arrivons à 0,07%, alors que les personnes handicapées constituent environ 7% de la population.

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Loi sur la refondation de l’école de la République : des avancées très positives pour la scolarisation des enfants sourds

Posté le 5 juin 2013

Lors de la présentation du projet de loi en première lecture du projet de loi, Jérôme Guedj, Michel Pouzol et Élisabeth Pochon ont déposé sept amendements pour que la loi sur la refondation de l’école tienne mieux compte de la situation des enfants sourds. Raphaël Bouton, le suppléant Élisabeth Pochon, lui-même sourd, a largement contribué à la rédaction de ces amendements.

Ces amendements n’avaient pas été adoptés car les députés les ont retirés devant l’engagement pris par le gouvernement de les reprendre lors de la discussion parlementaire. Et bien, c’est chose faite !

Le rapport annexé à l’article 1 que nous l’assemblée a voté hier soir a repris le fond de  nos propositions.

Ainsi, il est affirmé dans les objectifs pédagogiques par la nation à son école  qu’ils doivent « permettre et améliorer l’accès des élèves en situation de handicap à une scolarité ordinaire » ;

Mais également, comme nous le souhaitions, que le numérique à l’école, offre également « des possibilités d’apprentissage, par exemple pour l’enseignement des langues étrangères ou pour les élèves en situation de handicap. ». « Ce service public du numérique contribue enfin à l’instruction des enfants présentant un handicap ou un trouble de la santé invalidant, ou de ceux qui ne peuvent être scolarisés en établissement. »

Mais surtout, le rapport annexé développe un paragraphe entier intitulé : « Scolariser les élèves en situation de handicap et promouvoir une école inclusive » avec un passage spécifique sur la scolarisation des enfants sourds : « Les projets linguistiques des élèves sourds et de leurs familles seront pris en compte. Les élèves sourds auront accès à un parcours scolaire en communication bilingue (enseignement en langue des signes et langue française) ou communication en langue française (enseignement en français oral avec langage parlé complété et français écrit). Pour cela, des dispositifs adaptés à cette scolarisation seront développés par le regroupement des élèves dans une même classe ou la mutualisation des moyens nécessaires dans un même établissement à l’échelle académique. »

Car si la loi de 2005 sur le handicap avait prévu que l’Education Nationale aménage des parcours bilingues, avec un enseignement de la langue des signes française (LSF) et en LSF, elle n’était pas tenue en revanche de mettre en accessibilité la langue française parlée en cours pour les élèves ayant retenu cette option ; du coup seuls 5 à 10% seulement des jeunes sourds ont accès à des classes bilingues ou signantes actuellement.

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Surdité, politique et polémique !

Posté le 19 mai 2013

Députée PS snobée par les maires UMP

 

RB France5

Erratum dans le Parisien suite à l’intervention d’E. Pochon, la Députée de la 8 ème Circonscription

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[27/05/2013] Un documentaire sur les députés PS et la langue des signes sur France 5

Posté le 7 avril 2013

Une entrée en politique (titre provisoire), un film d’Elodie Brillon

Diffusion sur France 5 le 27 mai 2013 et rediffusion le samedi 1er juin 2013 à 23h00

Avec : Laurène Loctin

Peu à peu, la langue des signes s’invite dans la vie politique française. A l’heure où un sourd Rpahaël Bouton est député suppléant, où des députés comme Jérôme Guedj et Marianne Dubois mettent en place un « Groupe d’études Langue des signes » au sein de l’Assemblée nationale, L’œil et la main enquête sur la manière dont les préoccupations de la communauté sourde entrent dans le débat parlementaire.

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Intervention du secrétaire national de la SSMS à la conférence parlementaire sur les entreprises et le handicap

Posté le 16 novembre 2012

Pour une inclusion réelle du monde du travail et de la formation

Madame, Monsieur les ministres
Mesdames et messieurs les parlementaires,
Mesdames et Messieurs,

 Les principales politiques publiques menées ces dernières années ont abouti entre autres à :

  •  la reconnaissance du statut de travailleur handicapé, 
  •  l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés, 
  •  la recherche et l’accès à l’emploi, la formation professionnelle, 
  •  le travail en milieu ordinaire, en établissement et service d’aide par le travail (ESAT), 
  •  le travail dans la fonction publique, … 

Bref, à inscrire la volonté publique d’insertion des personnes handicapées dans le monde du travail, par le Droit.

Après l’École, c’est au travail que la ségrégation des personnes handicapées est la plus visible. Des progrès ont été accomplis, mais ils s’avèrent insuffisants, alors même que l’insertion professionnelle des travailleurs handicapés serait un ballon d’oxygène pour l’économie nationale.

L’accès à la formation professionnelle reste quasi inexistant. Pour toutes les entreprises comme pour les personnes en situation de handicap, les formations accessibles ne sont pas répertoriées. Le parcours d’accès à la formation pour les personnes en situation de handicap reste un vrai parcours de combattant sans compter les difficultés des agences spécialisées ou non, de l’emploi pour les aider. Je note par exemple, que la région Île de France a initié une démarche en ce sens.

La politique du handicap en matière d’insertion professionnelle comme la formation est encore difficilement lisible. Les personnes en situation de handicap sortent du système scolaire avec un niveau de formation encore trop faible. Les entreprises souvent à tort ou à raison, arguent du manque de professionnels qualifiés. Certes, celles-ci pourraient développer un recrutement « actif » en les formant, avec un accompagnement actif des pouvoirs publics. Beaucoup sont recrutés sur des postes loin de leurs compétences ou formation initiales et laissés pour compte dans leurs entreprises, simplement pour le respect du quota de 6%. Il est très rare de voir des travailleurs handicapés embauchés en CDI. Pour eux, malheureusement, la règle c’est au mieux le CDD ou le contrat de professionnalisation.

La situation s’est dégradée sur un certain nombre de points, notamment pour ce qui est de la fiabilité des statistiques sur l’emploi des personnes handicapées ou encore de la coordination des différents organismes impliqués. 

Il est temps de sonner l’alerte ! Les demandeurs d’emploi handicapés sont passés de 257.121 au 31 décembre 2010 à 332.565 au 31 mars 2012, + 30% en 15 mois, un record que la crise ne peut expliquer seule. Ils souffrent d’un taux de chômage qui est le double de celui des actifs, le triple quand il s’agit des sourds et malentendants, de même pour les aveugles et malvoyants.Il ne nous faut pas oublier les 4500 accidentés du travail qui peinent à se reclasser.

La grande majorité des MDPH (Maisons Départementales des Personnes Handicapées), qui devaient être le centre névralgique de la politique du handicap, néglige de l’importance et la nécessité de l’insertion professionnelle, d’autant plus que la réorganisation des COTOREP en MDPH s’est accompagnée d’une profonde déstructuration des équipes et d’un allongement abusif des délais.

Dans de telles conditions, l’égalité des chances, le droit à la compensation du handicap et à la réalisation de son projet de vie ne peuvent être que des utopies. Les travailleurs handicapés qui retrouvent un emploi grâce aux organismes de placement ne sont qu’une minorité (~20%) et des agences qui passent plus de temps à sensibiliser les entreprises qu’à placer ! La grande majorité des travailleurs handicapés demandent un parcours normal à l’emploi découragés par la faiblesse des résultats des organismes de placement et au manque d’accessibilité de celles-ci !

Certains s’interrogent sur l’augmentation de l’obligation d’emplois de 6%. Cette obligation s’inscrit dans une démarche de discrimination positive. Augmenter cette obligation, c’est reconnaître l’échec de cette politique de discrimination positive.

 En dépit des progrès constatés, comment ne pas faire le rapprochement quant on voit ces trois dernières années, une augmentation d’agences ou d’associations de sensibilisation au handicap qui interviennent à la demande des entreprises et les licenciements des personnes en situation de handicap ?

La tentation de la mise à l’écart des personnes handicapées se manifeste là encore par le recours abusif aux postes en milieu dit « protégé ». Le retour en milieu ordinaire, pourtant érigé en priorité, n’a pas eu le succès escompté en raison de diverses pesanteurs bureaucratiques.

L’absence d’observatoire du déroulement des carrières masque la discrimination dont sont l’objet les travailleurs handicapés quand par bonheur ils ont un emploi.

Ni les trois fonctions publiques, ni les entreprises, à de trop rares exceptions près, ne respectent les quotas d’emploi de travailleurs handicapés, ce qui montre la persistance de discriminations non-négligeables à l’embauche. Rappelons que l’éducation nationale n’est pas contrainte de respecter ces quotas… Nous verrons plus loin pourquoi le durcissement des sanctions en cas de non-respect n’est pas forcément le meilleur « remède ».

Pourquoi tant de difficulté, de refus, dans ce qui devrait être une démarche normale pour un dirigeant ou un responsable de ressources humaines : engager un travailleur handicapé et l’affecter à un poste compatible avec son handicap?

Les mesures législatives et réglementaires tendent à favoriser l’intégration des personnes handicapées en milieu ordinaire. Mais elles ne suffisent plus, Il y a en arrière-plan d’une volonté affichée d’insertion, se dissimulent des réticences à causalités multiples. C’est dans ce domaine qu’il nous faut agir en premier lieu.

Il nous faut viser non pas l’insertion, ni l’intégration, mais celui de l’inclusion réelle du monde du travail c’est à dire créer davantage de liberté et d’égalité pour les personnes en situation de handicap. Les politiques publiques de formation et d’emploi pour les personnes handicapées pourraient se décliner de la manière suivante :

Faire du handicap comme une aubaine et une richesse pour l’entreprise plutôt qu’une obligation.

  • Engager une lutte contre la discrimination intentionnelle et aussi la discrimination indirecte. Le handicap est la deuxième cause de discrimination. 
  • Initier une campagne nationale de sensibilisation (je pense à l’instar de l’excellente campagne réalisée en Belgique ou encore le Canada qui reste en la matière, le pays de référence pour moi, dans la lutte contre les discriminations, par exemple, le terme « d’inclusion » vient du Québec.). 
  • Renforcer l’accès aux droits pour les personnes en situation de handicap. 
  • Créer des observatoires du déroulement de carrière. 
  • Simplifier les démarches « bureaucratiques » tant du côté des entreprises que des personnes en situation de handicap. On ne compte plus les visites médicales pour le moindre papier et qu’on doit renouveler chaque année, par exemple. 
  • Renforcer l’information et la sensibilisation au sein des entreprises et l’accompagnement de celles-ci tout au long du parcours professionnel des personnes en situation de handicap. Les besoins d’insertion professionnelle et sociale doivent être pris en compte tout au long de la vie. 
  • Limiter le recours à un placement spécialisé et permettre les passerelles entre le Pôle emploi et les organismes. 
  • Développer et renforcer les synergies transversales entre les CNSA, les MDPH, l’AGEFIPH, le FIPHFP, OTHE, Régions, Départements, entreprises, syndicats, sous un « pôle » à définir. Rendre obligatoire l’accessibilité des services Pôle emploi et Cap Emploi. 
  • Renforcer et développer la recherche en accessibilité universelle 
  • Mettre en œuvre les outils qui existent, comme les centres relais téléphoniques par exemple. La réduction du temps de cette mise en œuvre est impératif économique et sociale. 
  • Faire évoluer la loi sur le handicap et l’emploi de 1987 d’un système fondé sur les sanctions vers un modèle reposant sur l’incitation présenté, dans le contexte proposé des politiques publiques, la meilleure solution.
  • Encadrer les sites web, officines et cabinets de recrutements dédiés au placement des travailleurs handicapés en entreprises qui sont plus dédiés aux actions de la communication qu’aux chômeurs handicapés. 

L’ensemble des politiques publiques de formation et de l’emploi ne doit avoir qu’un seul objectif, celui de garantir l’inclusion durable dans l’emploi. L’agenda 22 mis en œuvre pas seulement par les pouvoirs publics mais également les entreprises, entre autres, permettrait d’amplifier cet objectif.

Ce qui manque, ce n’est pas tant le Droit mais une vraie volonté politique de faire aboutir une politique inclusive des personnes en situation d’handicap avec une implication plus forte du monde des entreprises et des partenaires comme les associations représentatives. Il ne nous faut pas oublier les syndicats qui ont été aussi à l’origine des initiatives remarquées visant à améliorer l’inclusion des travailleurs handicapées, en Alsace, par exemple.

L’homogénéité sociale, ethnique, générationnelle des hommes et des femmes est un frein à l’adoption de politiques modernes et inclusives du handicap. Tous les citoyens présentent des particularités, ils composent la société et leurs différences mêmes contribuent à sa richesse et à celles des entreprises. Ces situations appellent des actions importantes et urgentes de recherche dans un domaine qui se révèle encore inexploré.

Je souhaite affirmer que les personnes en situation de handicap peuvent être une source d’innovation nécessaire à la dynamique humaine de l’entreprise, en prenant soin de ne pas les laisser isolés et en leur donnant les moyens de leur pleine autonomie. 

Une ambitieuse politique d’inclusion réelle du monde du travail et de la formation professionnelle, des personnes en situation de handicap, centrale et profitant à tous, est un investissement pour l’avenir.

Je vous remercie,

Raphaël Bouton, Secrétaire national des sourds et malentendants socialistes,
Suppléant et collaborateur parlementaire d’Élisabeth Pochon, Députée de la Seine-Saint-Denis.