Sarkozy

Sarkozy et l’Europe « Cinq ans de gesticulations »

Posté le 16 mars 2012

Retrouvez les engagements de François Hollande pour l’Europe

Je veux réorienter la construction européenne

>> Retrouvez l’engagement n°11

Je proposerai à nos partenaires un pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance pour sortir de la crise et de la spirale d’austérité qui l’aggrave. Je renégocierai le traité européen issu de l’accord du 9 décembre 2011 en privilégiant la croissance et l’emploi, et en réorientant le rôle de la Banque centrale européenne dans cette direction. Je proposerai de créer des euro-obligations. Je défendrai une association pleine et entière des parlements nationaux et européen à ces décisions. Cinquante ans après le traité de l’Élysée, je proposerai à notre partenaire l’élaboration d’un nouveau traité franco-allemand.

>> Retrouvez l’engagement n°12

Je défendrai un budget européen (2014-2020) au service des grands projets d’avenir. Je soutiendrai la création de nouveaux outils financiers pour lancer des programmes industriels innovants, notamment dans les domaines des technologies vertes et des transports de marchandise ferroviaires. Et je militerai auprès de nos partenaires pour une Europe de l’énergie.

 

Pour préparer le changement en 2012, on a besoin de vous !

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Handicap : trêve de promesses non tenues, maintenant il faut agir !

Posté le 3 octobre 2011

Communiqué de presse

Alors que les nuages s’accumulent au-dessus de la majorité, Nicolas Sarkozy cherche à apaiser le mécontentement des associations de personnes en situation de handicap, qui ont manifesté la semaine dernière contre le manque d’accessibilité de notre société. Mais il s’agit encore et toujours de communication et d’affichage.

La progression du nombre d’enfants scolarisés en situation de handicap est un leurre : elle apparaît seulement parce que le handicap de ces enfants, déjà présents à l’école avant 2005, a été reconnu depuis ! Peu d’enfants supplémentaires ont été accueillis en réalité et pour cause : les contrats des auxiliaires de vie scolaire, nécessaires pour beaucoup d’enfants, ne sont plus reconduits et l’Etat cherche à favoriser leur embauche par des associations. Les professeurs ne sont toujours pas formés aux différents types de handicap, y compris ceux qui sont les plus répandus comme dans les dyslexies ou les dyspraxies. Les « professeurs référents » qui doivent évaluer les besoins spécifiques des enfants ont parfois 200 élèves à suivre. Les postes de RASED, chargés de suivre tous les élèves en difficulté, sont massivement supprimés. Dans les établissements spécialisés, le constat est tristement le même.  D’après la Fegapei, 100 000 personnes sont en attente d’une place. Sur les 50 000 promises par Nicolas Sarkozy, seules 13 000 sont en cours de création !

Le résultat de cette politique est terrifiant : 80% des enfants autistes ne sont pas scolarisés.  D’après le rapport du sénateur Paul Blanc (UMP) lui-même, on ne peut pas déterminer le nombre d’enfants en situation de handicap qui échappent aux statistiques parce qu’ils sont gardés par leurs parents, mais il reconnaît  que plusieurs milliers d’élèves sont écartés du système scolaire.

Quant aux normes d’accessibilité, il serait presque drôle de voir Nicolas Sarkozy « réaffirmer (leur) intangibilité » si les efforts de la  droite pour faire autoriser sans cesse de nouvelles « dérogations » ne confinaient pas un demi-million de personnes chez elles. Réaliser les aménagements nécessaires dans les bâtiments publics, les administrations, les transports, serait soi-disant trop coûteux Mais c’est le fait d’écarter des millions de nos concitoyens de toute vie sociale qui coûte à notre pays !

Dans son projet pour 2012, le Parti socialiste s’engage à rétablir l’accessibilité comme norme.   Nous soutiendrons les communes dans la réalisation des objectifs fixés par la loi de 2005. La scolarisation de tous les enfants en situation de handicap sera une priorité : nous rattraperons le retard pris dans la construction de places en établissement, nous formerons les professeurs et nous donnerons aux écoles la possibilité de recruter des auxiliaires de vie scolaire formées et rémunérées à la hauteur de leurs responsabilités, en préalable au développement d’une filière professionnelle des métiers de l’accompagnement.

Charlotte Brun, Secrétaire nationale du PS aux personnes âgées, handicap et dépendance

Annonces de Sarkozy sur la dépendance: encore de la poudre aux yeux

Posté le 19 novembre 2010

Communiqué de Presse :

L’engagement du Président de la République en faveur de la création d’une cinquième branche de la Sécurité sociale date de la campagne de 2007 et depuis, le débat parlementaire sur la dépendance est sans cesse repoussé, de six mois en six mois … C’est encore ce qui nous a été dit mardi : la « grande consultation » ne servira qu’à repousser une fois de plus l’échéance. La responsabilité du gouvernement dans les difficultés actuelles est pourtant écrasante. Après la grande avancée qu’a représenté la création de l’APA en 2001, l’inertie de la droite depuis huit ans se traduit aujourd’hui par un reste à charge de plus en plus important pour les personnes âgées dépendantes et leur famille et par un poids financier en hausse constante pour les conseils généraux, qui ne peuvent plus continuer à assumer 70% des coûts.

Les indicateurs dont nous disposons, quelques mois avant l’ouverture du débat national, sont d’ores et déjà très inquiétants. L’absence d’un Secrétariat d’Etat dédié au handicap et la disparition de celui aux aînés dans le remaniement montre assez que la compensation de la perte d’autonomie n’est pas prioritaire pour le gouvernement, qui se focalise uniquement sur la dépendance des personnes âgées. Le handicap, encore une fois, est laissé de côté alors que la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des chances prévoyait une convergence de la prise en charge de toutes les déficiences, quel que soit l’âge de la personne, au 1er janvier 2010. Le nouvel organigramme gouvernemental, annoncé à la veille de l’ouverture de la semaine pour l’emploi des personnes en situation de handicap et alors que nous sommes déjà en retard sur la loi, résonne comme une provocation de plus vis à vis des personnes en perte ou en manque d’autonomie. Cette focalisation sur la dépendance sans prise en compte du handicap montre que la droite ne va pas créer un véritable « cinquième risque ». Les chiffres annoncés par Nicolas Sarkozy sont catastrophiques pour mieux préparer une réponse individuelle (assurances privés et recours sur succession) à la perte d’autonomie. Ne confondons pas les seniors et les personnes dépendantes car si la population française va prendre de l’âge, ce sera majoritairement en bonne santé. L’augmentation des personnes en perte d’autonomie ne sera pas proportionnelle à celle du nombre de personnes même très âgées.

Le « cinquième risque » n’est dans les propos de Nicolas Sarkozy qu’un slogan vidé de son sens. Le Parti socialiste croit en un nouveau droit universel à la compensation de la perte de l’autonomie tout au long de la vie, quel que soit l’âge de la personne et son type de déficience, financé par la solidarité nationale.

Charlotte BRUN, Secrétaire nationale aux personnes âgées, handicap et dépendance