sourds

[Belgique] Les personnes sourdes ne doivent pas être confinées au monde du silence, il faut contribuer à les intégrer.

Posté le 5 octobre 2013

Le Gouvernement wallon a approuvé, ce jeudi 3 octobre 2013, sur proposition d’Eliane TILLIEUX, Ministre de l’Action sociale et de l’Egalité des Chances, le projet de convention pluriannuelle entre la Wallonie et l’ASBL Ecole et Surdité.

Les personnes sourdes ne doivent pas être confinées au  monde du silence,  il faut contribuer à les intégrer.

 

Le Gouvernement wallon a approuvé, ce jeudi 3 octobre 2013, sur proposition d’Eliane TILLIEUX, Ministre de l’Action sociale et de l’Egalité des Chances, le projet de convention pluriannuelle entre la Wallonie et l’ASBL Ecole et Surdité.

Cette ASBL, créée à Namur, en 2000, par des parents d’enfants malentendants, organise, au sein d’un établissement scolaire d’enseignement ordinaire, l’Institut Sainte-Marie, un enseignement destiné aux enfants sourds et malentendants. L’enseignement y est ainsi dispensé, en majeure partie, en immersion en langue des signes.

Ainsi, ce projet tout à fait novateur permet d’assurer aux enfants sourds et malentendants, une intégration identique à celle qu’ils connaitront dans la société : une minorité sourde dans une majorité entendante, où chacune des deux parties est reconnue par l’autre. Ce ne sont pas moins d’une trentaine d’élèves sourds, répartis dans 13 classes, de la maternelle à la 4e secondaire, qui suivent de cet apprentissage en classe bilingue « français – langue des signes. »

Depuis des années, l’ASBL Ecole et Surdité bénéficie d’une subvention facultative, se montant actuellement à 50 000 euros. Celle-ci couvre partiellement les dépenses liées aux activités hors scolarité : encadrement du projet, direction du service, conseils de classe, rencontres entre les différents intervenants du projet (parents, direction de l’établissement scolaire, enseignants sourds et entendants), aide à l’accès précoce au français oralisé pour les enfants sourds, sensibilisation à la culture sourde et à la spécificité de la communication avec les sourds pour les personnes entendantes, participation à un groupe de recherche, etc. Aucun cadre réglementaire ne permettant d’agréer et de subventionner l’ASBL de manière pérenne, Eliane TILLIEUX a, dès lors, proposé d’accorder une convention, pour 3 années consécutives, à ce service exemplaire incluant l’enfant handicapé dans la communauté.

L’ASBL Ecole et Surdité n’est pas la seule à œuvrer pour l’intégration des personnes sourdes et malentendantes dans la société. Durant cette année 2013, Eliane TILLIEUX a consacré des moyens importants, malgré les difficultés budgétaires, pour créer des passerelles entre le monde des sourds et celui des entendants, faire évoluer les mentalités afin de mieux intégrer les personnes sourdes au sein de notre société. Ce ne sont pas moins de 538 000 euros alloués au secteur et à des ASBL, encore trop peu connues du public.

Ce budget a été ventilé de la manière suivante :
  –    La Fédération Francophone des Sourds de Belgique pour ses projets d’inclusion des personnes sourdes dans la société, dont l’organisation de la Journée mondiale des sourds, qui a eu lieu ce samedi à Liège pour sa 20e édition :  40 400 euros.

–     20 000 euros à l’ASBL Association des sourds et malentendants du tournaisis pour leur permettre d’organiser et de coordonner des activités de vulgarisation de langue des signes.

–     295 800 euros  pour le Service d’interprétation des sourds de Wallonie ASBL dans le cadre de sa convention.

–     L’ASBL Epée de Liège, 30 700 euros pour financer l’accompagnement des personnes sourdes ou malentendantes dans leurs démarches de la vie quotidienne (démarches administratives, recherche d’un logement, d’un emploi …).

–     L’ASBL Alpha-signes, basée à Bruxelles, s’est vue accorder une subvention de 3 500 euros pour la mise en ouvre de son projet d’alphabétisation des adultes sourds en pédagogie bilingue.

–      25 500 euros ont été octroyés à Sur’Cité ASBL pour son centre de formation pour sourds (CEFORSO).

–     Canal C, la télévision locale namuroise, a bénéficié d’un montant de 14 500 euros pour pouvoir assurer la traduction gestuelle quotidienne de son journal télévisé et de l’interview de l’invité présent en plateau.

–     La télévision de proximité de la Province de Luxembourg, TV Lux, a reçu 6 250 euros pour leur « journal malentendants. »

–     26 593 euros au CPAS de Chaumont-Gistoux pour son projet Sour’dimension 

–     L’ASBL Surdimobil vient de recevoir 25 000 euros pour poursuivre ses actions : Surdirencontre, Surdicom, Surdikit… mais aussi des conférences, des contes ou encore des formations en langue des signes.

–     50 000 euros pour l’Ecole et Surdité ASBL.

Pour la Ministre Eliane TILLIEUX, « les moyens que j’ai pu dégager aideront à démystifier le handicap, en général, et la surdité, en particulier. Je soutiens pleinement de telles actions qui améliorent l’accès à l’information et font prendre conscience des difficultés principales que vivent les personnes sourdes. Il n’y a pas de meilleur projet que de rendre la personne en situation de handicap actrice de sa vie et moteur de son projet. Disposer du bon service au bon moment et au bon endroit, tisser une société plus juste, plus solidaire et plus harmonieuse, tel est le défi à relever en Wallonie. »

Source : http://www.ps.be/

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Marie-Arlette Carlotti a reçu les associations de personnes sourdes ou malentendantes et de leurs familles

Posté le 5 juin 2013

Le récent appel d’offres pour la conduite d’une expérimentation de relais téléphonique généraliste ayant été déclaré sans suite, il sera relancé sur la base d’un nouveau cahier des charges et avec l’appui d’une assistance à maitrise d’ouvrage. Reçues aujourd’hui par Madame Marie-Arlette CARLOTTI, Ministre déléguée en charge des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion, les associations représentatives de personnes sourdes ou malentendantes et de leurs familles ont été informées du nouveau calendrier de travail.

La ministre leur a confirmé son souhait d’engager par ailleurs un nouveau chantier en vue du développement de l’accessibilité téléphonique.

L’accessibilité téléphonique étant essentielle pour garantir l’autonomie des personnes sourdes ou malentendantes dans leur vie sociale et professionnelle, leurs associations revendiquent un meilleur accès aux services téléphoniques, notamment par la mise en place d’un dispositif de relais téléphonique. Marie-Arlette CARLOTTI salue cette mobilisation associative.

Par ailleurs, l’accessibilité, sous toutes ses formes, sera au coeur du prochain comité interministériel du handicap.

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Portrait d’un camarade : le Brestois Christophe Le Gall, est sourd, militant et citoyen

Posté le 13 mai 2013


Portrait de Christophe Le Gall – N°001 – 2013 par BaBDP

« Les sourds sont de plus en plus nombreux à se battre pour leur citoyenneté », dit-il. Et lui est en toute première ligne. Christophe Le Gall, 38 ans, est délégué Bretagne et numéro 2 national des Sourds et Malentendants Socialistes. Chaque trimestre désormais, Histoires Ordinaires présentera ainsi un témoignage recueilli par l’association partenaire BàBDP (Bête à Bon Dieu Production) qui s’est donnée une triple mission :  « Défendre l’égalité citoyenne entre sourds et entendants, le droit à l’information et à la connaissance en français et en langue des signes, lutter contre les discriminations. »

Jérôme Guedj : un nouveau collège pour les sourds

Posté le 24 avril 2013

Massy, école Roux-Tenon, hier. Une classe primaire en langue des signes est en place depuis cinq ans à Massy. Le président PS du conseil général, Jérôme Guedj (à droite), espère étendre le dispositif au collège Gérard-Philipe à la rentrée 2014 (LP/F.M.)

Massy, école Roux-Tenon, hier. Une classe primaire en langue des signes est en place depuis cinq ans à Massy. Le président PS du conseil général, Jérôme Guedj (à droite), espère étendre le dispositif au collège Gérard-Philipe à la rentrée 2014 (LP/F.M.)

Article de Florence Méréo publié dans les « pages Essonne » du Parisien, vendredi 12 avril.

Ils sont en CE1, CE2 ou CM 1 pour les plus grands. Dans quelques années, ils iront étudier au collège. Oui, mais dans quel établissement? Car pour ces douze enfants sourds scolarisés à l’école Roux-Tenon de Massy, il n’existe pas de solution après la primaire. « Nous voulons vous dire notre inquiétude parce qu’en septembre 2014, nous irons au collège, en 6e. Mais il n’y a pas encore de collège prêt à nous accueillir. Nous voulons rester avec nos camarades entendants, nous voulons grandir avec eux ». Ce souhait qu’il lui avait écrit il y a quelques semaines, le petit Enzo l’a reformulé hier au président (PS) du conseil général, Jérôme Guedj.

La ministre sensibilisée

L’élu est venu rendre visite à Enzo et ses camarades pour faire le bilan de cette classe novatrice en Essonne. Depuis cinq ans, sous l’impulsion de l’association « Les yeux pour entendre », de la ville et du conseil général, une classe bilingue — langue des signes française (LSF)/français écrit — a été créée et les cours assurés par une enseignante sourde signante (qui s’exprime en langue de signes). « Certains suivent quelques cours, comme les mathématiques avec les élèves entendants et tous vont au sport ou à la cantine avec eux », décrypte celle-ci. « Maintenant, on se connaît bien, raconte un petit garçon. On a dit aux entendants comment ils doivent faire pour nous interpeller. Il faut qu’ils nous touchent l’épaule ».

Une visite qui marquait surtout le « début de l’opération de lobbying » du président du département pour la création d’un collège bilingue à la rentrée 2014. « On doit être prêt afin de donner toute leur chance à ses enfants sourds. Pour cela, il va falloir être imaginatif », explique celui qui est par ailleurs coprésident à l’assemblée nationale du groupe d’étude sur la LSF. Imaginatif, il n’existe en France qu’une poignée de classe de collège de ce type. Noisiel (Seine-et-Marne), Poitiers (Vienne) et Toulouse (Haute-Garonne) en possèdent une.

La classe pour les collégiens sourds naîtrait au collège Gérard-Philipe. « C’est l’établissement le plus proche de Roux-Tenon et nous l’avons rendu accessible aux sourds il y a quelques années. Il y a par exemple des flashs lumineux en guise de sonnerie », explique Jérôme Guedj. « Nous ne voulons pas que ça rentre dans le champ médico-social, prévient David Beddock, de l’association des parents d’enfants sourds, car on connaît les limites. Certains ne pourront pas y accéder parce que pas assez sourds. Les programmes ne sont pas les mêmes et les cours entrecoupés de soins. Nous, nous ne voulons pas être dans la réparation, mais dans la citoyenneté. Le temps scolaire, c’est le temps scolaire ».

Une réunion avec l’inspection d’académie est prévue en juin et la ministre de la Réussite éducative, George Pau-Langevin, a prévu de visiter la classe de Roux-Tenon. Elle a indiqué dans un courrier à Jérôme Guedj qu’elle allait « voir ce qu’il est possible de faire pour assurer une poursuite de la scolarité dans des conditions satisfaisantes pour ces enfants ».

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