sous-titré

Discours final de Christiane Taubira après le vote solennel (version sous-titrée)

Posté le 13 février 2013

Transcription

[ Claude Bartolone, Président de l’Assemblée nationale ]
La parole est à Mme la garde des sceaux, ministre de la justice.

[ Christiane Taubira, Garde des sceaux, ministre de la Justice ]
Monsieur le président, monsieur le président de la commission des lois, madame la présidente de la commission des affaires sociales, monsieur le rapporteur, madame la rapporteure pour avis, mesdames et messieurs les députés, après ce vote solennel vous nous avez permis de franchir une étape. Ce n’est pas la dernière, mais elle est extrêmement importante. Après le Premier ministre, je voudrais remercier les présidents des quatre groupes de la majorité et les quatre responsables du texte pour leur engagement constant sur ce texte.

Je voudrais aussi exprimer ma gratitude aux députés de la majorité qui furent constamment nombreux, actifs, qui m’envoyaient une très belle énergie. Je veux saluer les députés de l’opposition, en particulier ceux qui, du premier au dernier jour, ont bataillé avec une très belle ténacité. C’est parce que chacun des députés ici a montré avec quel sérieux il considérait cet effort que nous avons réussi à élever le débat à cette hauteur.

Merci très chaleureusement à Dominique Bertinotti, ministre déléguée chargée de la famille, si présente, si impliquée, si combative.

[ Applaudissements sur les bancs des groupes SRC, écologiste, GDR et RRDP ]

Merci à Alain Vidalies, pour sa présence vigoureuse et efficace.

[ Applaudissements sur les bancs des groupes SRC, écologiste, GDR et RRDP ]

Merci à vous, monsieur le président de l’Assemblée et aux vice-présidents, pour avoir si bien su tenir ces séances.

[ Applaudissements sur les bancs des groupes SRC, écologiste, GDR et RRDP ]

Merci à tous pour ces jours et ces nuits passés ensemble.

[ Rires ]

Merci pour ces sourires, pour ces rires, pour ces confrontations aussi, convictions contre convictions.

Les protections et les sécurités que promet ce texte concernent évidemment les conjointes et les conjoints mais, par-dessus tout, les enfants. En cas de séparation, le juge pourra s’en mêler, il pourra donc protéger la plus vulnérable ou le plus vulnérable des conjointes ou conjoints mais, surtout, préserver l’intérêt des enfants.

Je reviens rapidement sur l’outre-mer pour rappeler que c’est au nom de la liberté, des libertés individuelles que les Marrons se sont insurgés, que les esclaves se sont rebellés, et que Louis Delgrès a proclamé que la lutte contre l’oppression était un droit naturel. Les collectivités d’outre-mer n’ont donc aucune raison ni historique ni culturelle d’être en retrait sur les libertés.

[ Applaudissements sur les bancs des groupes SRC, écologiste et RRDP, ainsi que sur de nombreux bancs du groupe GDR et sur plusieurs bancs du groupe UDI ]

Évidemment, il y a des choses que ce texte ne pourra pas accomplir. Notamment, il ne supprimera pas les jeux amoureux ni chez les hétérosexuels ni chez les homosexuels.

[ Rires sur de nombreux bancs des groupes SRC, écologiste, GDR et RRDP ]

Il restera toujours beaucoup de femmes pour vous regarder, messieurs, pour vous observer, pour essayer de percevoir, sous vos carapaces, la tendresse qui parfois vous habite,

[ Rires sur de nombreux bancs des groupes SRC, écologiste, GDR et RRDP ]

pour essayer de percer les défauts qui se cachent parfois sous des dehors affables et pour discerner dans l’entrelacs de vos talents et de vos faiblesses si vous êtes capables de « tracer des chemins sur la mer », comme l’écrivait Antonio Machado. Et, une fois qu’elles vous auront jaugés, les femmes décideront soit de vous faire languir, soit de vous séduire.

[ Sourires sur les mêmes bancs ]

Ce texte n’y pourra rien : vous serez toujours soit en grâce, soit en péril.

[ Sourires sur les mêmes bancs ]

En définitive, ce projet de loi nous a conduits à penser autrui, à consentir à l’altérité. Penser autrui, disait Emmanuel Levinas, relève de l’irréductible inquiétude pour l’autre. C’est ce que nous avons fait tout au long de ce débat.

[ Les députés des groupes SRC, écologiste, GDR et RRDP se lèvent et applaudissent vivement et longuement ]

Mariage pour tous : vidéo de l’intervention de Christiane Taubira (version sous-titrée)

Posté le 8 février 2013

La Ministre de la justice, Garde des sceaux, Christiane Taubira, est montée à la tribune de l’Assemblée nationale pour défendre le texte sur le mariage pour tous.

 

 Source : http://www.elisabeth-pochon.fr/

Mariage pour tous : vidéo de l’intervention d’Élisabeth Pochon (version sous-titrée)

Posté le 8 février 2013

La Députée de la 8ème circonscription de la Seine-Saint-Denis, Élisabeth Pochon, est montée à la tribune de l’Assemblée nationale pour défendre le texte sur le mariage pour tous.

 

 

Source : http://www.elisabeth-pochon.fr/

Une députée, Elisabeth Pochon, rends accessible la vidéo « Mariage pour tous » des députés du groupe SRC (version sous-titrée et audio-décrite)

Posté le 30 janvier 2013

Mariage pour tous, printemps d’un nouveau droit (version sous-titrée et audio-décrite)

En plein débat sur le mariage et l’adoption pour les couples de même sexe, les députés du groupe socialiste répondent aux contre-vérités proférées par les opposants à cette réforme.


Transcription

[ Christine Boutin ] 
Je ne suis pas favorable au mariage des homosexuels.

[ Texte écrit ] Philippe de Villiers (MPF Vendée) : « Le PACS c’est le retour à la barbarie »

[ Nicolas Sarkozy ]
Ce que nous ne voulons pas, c’est que l’on touche à la famille.

[ Texte écrit ] Bernard Accoyer (RPR Haute-Savoie) : « La nation n’a pas à encourager les déviances »

[ Jacques Myard, Député des Yvelines ]
Le mariage, ça doit être l’altérité, mâle, femelle, femelle, mâle. 
Point barre.

[ Texte écrit ] François Vannson (RPR Vosges) : « Pourquoi ne pas associer les animaux de compagnie »

[ Charles de Courson ]
Ouvrir le droit d’adoption, à des pacsistes homosexuels, c’est priver les couples hétérosexuels du droit d’adoption !

[ Texte écrit ] Pierre Lellouche (RPR Paris) : « Il n’y a qu’à les stériliser »

[ Christine Boutin ] J’appelle tous les Français, à manifester à la fin du mois de janvier, contre le PACS.

[ Bruno Le Roux, président du groupe Socialiste Républicain et Citoyen ] 
À chaque fois, on a entendu la même chose,… on allait déstabiliser, on allait faire éclater la famille, eh bien non, à chaque fois cela renforçait, cela renforçait la République parce que la République c’est ça, c’est une adaptation continue à ce qu’est l’évolution de la société.

[ Texte écrit ] « Cette loi va détruire la famille »

[ Marie-Françoise Clergeau, députée Loire-Atlantique ]
Détruire la famille, mais pas du tout. 
Au contraire, cette loi va renforcer la famille.

[ Régis Juanico, Député Loire ]
Chaque année, des milliers de couples homosexuels se marient dans le monde, en Europe.

[ Erwann Binet, Député Isère ]
La Grande-Bretagne qui a pourtant un gouvernement conservateur, va instaurer le mariage de même sexe.

[ Régis Juanico, Député Loire ]
Et l’institution du mariage n’en est pas remise en cause pour autant.

[ Danièle Hoffman-Rispal, Députée Paris ]
À partir du moment où cette institution existe, elle doit être la même pour toutes et pour tous.

[ Texte écrit ] Ils disent : « Le mariage, c’est l’union d’un homme et d’une femme »

[ Corinne Narassiduin, Députée français établis hors de France ]
Les couples d’hommes et de femmes sont tout à fait légitimes,
on ne peut pas laisser cette discrimination dans la loi française.

[ Marie-Françoise Clergeau, députée Loire-Atlantique ]
Nous aurons différentes formes de famille.

[ Anne-Yvonne Le Dain, Députée Hérault ]
On est partout sur le terrain, et on nous voit, et on vient nous voir et on y va.
Et je peux vous dire que la société française, elle y est prête.

[ Erwann Binet, Député Isère ]
Le PACS y a énormément contribué, et aujourd’hui les couples homosexuels, les familles homosexuelles sont intégrées dans notre société.

[ Annick Lepetit, Députée Paris ]
La famille c’est un socle, elle est solide, 
elle rassemble, quelle que soit sa composition.

[ Texte écrit ] Ils disent : « Vous allez déstabiliser la société »

[ Cécile Untermaier, Députée Saône-et-Loire ]
Mais déstabiliser la société mais vous n’y pensez pas, vous savez très bien que le législateur au contraire prend en compte la situation de la société.

[ Patrick Bloche, Député Paris ]
Fort heureusement, nous vivons dans un pays de liberté, mais aussi dans un pays d’égalité. où nos concitoyens revendiquent dans l’organisation de leur vie de couple,
de leur vie de famille, une liberté de choix.

[ Christian Assaf, Député Hérault ]
La République est assez forte, assez généreuse, assez… aussi, puissante pour reconnaître, intégrer la réalité familiale qui existe aujourd’hui et donc reconnaître l’homoparentalité.

[ Texte écrit ] Ils disent : « La Loi va sacrifier l’intérêt de l’enfant »

[ Chaynesse Khirouni, Députée Meurthe-et-Moselle ]
Des milliers d’enfants vivent déjà au sein de couples homosexuels.
Et ce sont ces familles qui attendent cette évolution des droits.

[ Françoise Dumas, Députée Gard ]
Et ce qui compte là, c’est que les enfants soient protégés, et c’est la protection des enfants tels qu’ils sont dans la réalité.
Actuellement dans leur vie familiale qui doit être le centre de notre préoccupation.

[ Marie-Anne Chapdelaine, Députée Ille-et-Vilaine ]
Parce que quand vous êtes un enfant et qu’un de vos parents décède, 
et que vous êtes confié à une autre institution parce que légalement
le parent social, comme on appelle, n’a pas de droits. Vous faites comment ?
Vous vous retrouvez dans une nouvelle famille, alors que vous avez un parent _ aimant qui pourrait vous élever.
Eh bien, c’est parce que nous voulons défendre l’intérêt de l’enfant que nous avons fait ce projet de loi.

[ Christian Assaf, Député Hérault ]
Le code civil est à l’image de la société française, et d’ailleurs, il a très souvent évolué.
La force d’une démocratie, c’est de donner le choix aux gens dans le respect de grands principes.

[ Erwann Binet, Député Isère ]
le combat pour l’égalité et contre les injustices, quelle qu’elle soit est une révolution permanente.

[ Annick Lepetit, Députée Paris ]
Comme pour le PACS, demain, après-demain, ceux qui aujourd’hui nous tiennent des propos scandaleux, nous rejoindront.

[ Bruno Le Roux, président du groupe Socialiste Républicain et Citoyen ] 
Il s’agit d’une demande que nous devons satisfaire, parce que nous avons toujours été de Blum, à Jaurès en passant par Mitterrand.
Lionel Jospin avec le PACS.
Et aujourd’hui avec François Hollande, avec Jean-Marc Ayrault,
C’est notre responsabilité de faire en sorte que ces droits progressent et que
les discriminations, les inégalités, nous les laissions derrière nous.